Avortements : toujours plus

Il y a eu officiellement 259.416 avortements l’an dernier en France, soit 7.219 de plus que l’année précédente.

Le taux est désormais de 17,8 meurtres pour 1.000 femmes.

Mais les démons en demandent toujours plus. Il ne suffit pas que l’avortement soit promu et gratuit, et inscrit dans la Constitution : des manifestations auront encore lieu lundi prochain pour défendre le « droit à l’avortement ». Parce que c’est la « Journée mondiale de lutte pour le droit à l’avortement ».

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La Journée pour le droit à l’avortement a été instaurée en 1990 lors de la 5e Rencontre féministe latino-américaine. La date a été choisie en référence à la loi brésilienne du 28 septembre 1871 qui accordait la liberté aux enfants nés de mères esclaves. A partir de ce 28 septembre les enfants d’esclaves naissaient libres, on en a fait la journée de revendication que les mères aient la liberté de tuer leurs enfants… En 2011 elle a été déclarée journée internationale par le « Réseau mondial des femmes pour les droits en matière de reproduction ». Des femmes qui se prennent pour des animaux, puisque ce sont les animaux qui se « reproduisent » (les couples humains procréent et engendrent), et des animaux qui veulent avoir le droit de tuer le « produit » de leur corps qui leur appartient…

C’est pas juste…

Le PDG de la compagnie aérienne Finnair, Turkka Kuusisto, déclare que l’utilisation permanente de l’espace aérien russe par les compagnies aériennes chinoises affecte considérablement les conditions de concurrence sur les vols entre l’Europe et l’Asie. Car Finnair, ayant « perdu » l’accès à l’espace aérien russe, a été contrainte d’exploiter des routes plus longues (12 heures au lieu de huit heures), tandis que les compagnies aériennes chinoises ont un avantage en termes de temps et de coûts de voyage. Il décrit la situation actuelle comme « un environnement concurrentiel extrêmement injuste et inéquitable ».

Il oublie juste de signaler que les responsables de cette situation ne sont ni les Chinois ni les Russes, mais uniquement les dirigeants de l’UE avec leurs sanctions…

Une remarquable restauration

Une fresque de la Mère de Dieu, du XVe siècle, a été restituée à la cathédrale Sainte-Sophie de Novgorod.

En fait de restauration c’est un véritable puzzle qui a été reconstitué. La fresque avait été détruite à la fin du XVIIe siècle lors d’une rénovation de la cathédrale, et les gravas finirent dans un remblai.

Un archéologue découvrit des fragments en 1956. Puis en 1990 on découvrit d’autres morceaux, et enfin on constata que des fragments de la collection de l’archéologue, déposée aux archives du musée de Novgorod, faisaient également partie de la fresque.

Les restaurateurs du musée ont assemblé tous ces morceaux, et la fresque a pu retrouver sa cathédrale le 21 septembre, jour de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu dans le calendrier julien.

Léon XIV et la liturgie

Le pèlerinage « Summorum Pontificum » aura lieu des 23 au 25 octobre à Rome. En décembre dernier, Mgr Athanasius Schneider avait porté à Rome une lettre des organisateurs, demandant au pape une audience, et l’autorisation de célébrer la messe à Saint-Pierre. Comme on le sait, cette autorisation a été rejetée. Pour ce qui concerne l’audience, il n’y a eu aucune réponse.

On se souvient qu’il y a un an le pape avait dit dans une interview qu’il n’avait pas encore eu l’opportunité de parler avec des groupes défendant le « rite tridentin » mais qu’il en aurait l’occasion. Un an après, il refuse cette occasion.

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Léon XIV remettra le prix Ratzinger 2026 le 19 décembre à John C. Cavadini, professeur de théologie à l’université de Notre-Dame (Indiana), spécialisé dans les études patristiques et plus particulièrement saint Augustin.

Mais John C. Cavadini est connu aussi pour avoir publiquement condamné le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, par lequel le pape Ratzinger « a sapé le principe par lequel, comme il l’affirme lui-même, Vatican II doit être interprété ».

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Le pape célébrera trois messes en France. Toutes trois selon la « prière eucharistique 3 » fabriquée après Vatican II. Selon Infovaticana, Léon XIV n’utilise jamais le canon romain.

Mercredi des quatre temps

Je sais, frères très chers, que la plupart d’entre vous sont fidèles aux pratiques de la foi chrétienne. Point n’est besoin de vous y engager par nos exhortations. Tout ce que la tradition a établi et que l’usage a confirmé, votre érudition ne l’ignore pas, votre miséricorde ne le néglige pas. Pourtant le ministère sacerdotal doit déployer la même sollicitude à l’égard de tous les fils de l’Église. Aussi recommandons-nous à tous sans distinction une pratique qui doit être salutaire aux commençants comme aux instruits que nous embrassons d’un même amour ; avec une foi allègre, célébrons, par la mortification de l’esprit et du corps, le jeûne auquel nous oblige le retour du septième mois.

L’observation du jeûne, en effet, a été fixée aux quatre saisons ; ainsi, par le retour périodique du cycle de toute l’année nous réalisons que nous avons sans cesse besoin de purification ; sans cesse nous devons tâcher, au milieu des vicissitudes de cette vie, d’effacer par le jeûne et les œuvres de bienfaisance le péché contracté par la fragilité de la chair et la souillure des convoitises. Souffrons donc un petit peu de la faim, frères bien-aimés ; retranchons de notre ordinaire un petit quelque chose qui puisse soulager les pauvres.

Que la conscience généreuse goûte le fruit de ses largesses ; si tu donnes avec joie, tu recevras toi-même de quoi te combler de joie. L’amour du prochain est amour de Dieu puisque Dieu a voulu concentrer la plénitude de la Loi et des Prophètes dans cette unité d’une double charité. Personne ne peut en douter désormais : c’est à Dieu même qu’il offre ce qui est donné à un homme. Le Seigneur et Sauveur l’a dit, parlant des pauvres à nourrir et à soulager : « Ce que vous avez fait à l’un d’eux, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Jeûnons donc mercredi et vendredi, et samedi, célébrons les vigiles auprès du bienheureux apôtre Pierre. Ses mérites et ses prières, nous le croyons, nous aideront à rendre notre jeûne et notre dévotion agréables au Dieu de miséricorde.

Saint Léon le Grand, sermon 94, neuvième sermon sur le jeûne du septième mois, lecture du deuxième nocturne des matines de dimanche dernier dans le bréviaire monastique.