Le retour de la Vierge de Vladimir

L’icône de la Vierge de Vladimir, du XIIe siècle, la plus célèbre icône de Russie avec celle de la Trinité, et celle de la Vierge du Don (XIVe siècle) sont mises à la disposition de l’Eglise orthodoxe russe à compter de ce jour. On les voit lors des vêpres célébrées au moment où j’écris en la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou (l’icône de premier plan est celle des Rameaux).

Ces deux icônes se trouvaient jusqu’à présent à la Galerie Tretiakov. Celle de Vladimir était exposée depuis 1999 dans la chapelle Saint-Nicolas qui est la chapelle de la Galerie Tretiakov, où le culte est célébré depuis 1993.

L’icône de la Vierge du Don va quant à elle retrouver son monastère d’origine (Donskoï), et sera incluse dans l’iconostase quand les travaux de restauration seront terminés.

Les deux icônes demeurent la propriété du Fonds muséal de la Fédération de Russie. « Conformément aux conditions du contrat de cession, les spécialistes de la galerie bénéficieront d’un accès sans entrave aux icônes pour les inspecter régulièrement et surveiller leur état de conservation, et les icônes elles-mêmes seront placées dans des vitrines spécialisées, maintenant le climat nécessaire et excluant tout risque de détérioration. »

Samedi saint

Le 5e répons des matines.

℟. O vos omnes, qui transítis per viam, atténdite, et vidéte, * Si est dolor símilis sicut dolor meus.
℣. Atténdite, univérsi pópuli, et vidéte dolórem meum.
℟. Si est dolor símilis sicut dolor meus.

℟. O vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez * S’il est une douleur semblable à Ma douleur.
℣. Regardez peuples de l’univers et voyez Ma douleur.
℟. S’il est une douleur semblable à Ma douleur.

Le vendredi saint de Petros Gaïtanos

3’12 : doxastikon des apostiches des vêpres.

Toi qui es revêtu de la lumière comme d’un manteau – Joseph avec Nicodème Te descendit de la croix – Te voyant mort, dépouillé, sans sépulture, il compatit et douloureux disait : Hélas, très doux Jésus – Quand il T’a vu suspendu à la croix le soleil s’est entouré de ténèbres – la terre a tremblé de peur, le voile du temple s’est déchiré – Maintenant je Te vois souffrir de Toi-même la mort pour moi – Comment T’ensevelirai-je, mon Dieu ? – Comment Te roulerai-je dans un linceul ? – Avec quelles mains toucherai-je ton corps très pur ? – Que chanterai-je, Compatissant, pour ton exode ? – J’exalte ta Passion, je célèbre ta sépulture et ta Résurrection – proclamant : Seigneur, gloire à Toi.

12’36 : première stance des lamentations (littéralement « éloges » : encomia) des matines du samedi saint, chantées le soir du vendredi saint. La numérotation des tropaires est celle de la traduction que je reproduis, qui correspond au texte grec ici. Il s’agit précisément du numéro du verset du psaume 118 qui est censé être psalmodié avant chaque tropaire. La longueur des encomia (plus de 180 tropaires en tout, outre les 176 versets du psaume) fait qu’ils sont rarement chantés intégralement. L’usage grec est d’omettre les versets du psaume, et un certain nombre de tropaires. L’usage russe est de ne pas omettre les versets du psaume. Mais, même dans les monastères on ne chante pas tout : ici à Sretenski (à partir de 30’20) on ne chante que les trois premiers tropaires de chaque stance, les autres sont récités recto tono par un prêtre, tandis que les versets du psaume sont psalmodiés par le chœur. Et en faisant ainsi les matines durent tout de même trois bonnes heures.

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Vendredi saint

Le 5e répons des matines.

℟. Ténebræ factæ sunt, dum crucifixíssent Jesum Judǽi: et circa horam nonam exclamávit Jesus voce magna : Deus meus, ut quid me dereliquísti ? * Et inclináto cápite, emísit spíritum.
℣. Exclámans Jesus voce magna, ait : Pater, in manus tuas comméndo spíritum meum.
℟. Et inclináto cápite, emísit spíritum.

℟. Les ténèbres se firent quand les Juifs eurent crucifié Jésus. Et, vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : Mon Dieu, pourquoi M’avez-Vous abandonné ? * Et, ayant incliné la tête, Il rendit l’esprit.
℣. Jésus, criant d’une voix forte, dit : Mon Père, en Vos mains, Je remets Mon esprit.
℟. Et, ayant incliné la tête, Il rendit l’esprit.

Orban encore face à Bruxelles

La Hongrie a reçu une nouvelle lettre de menace de la part de la Commission européenne, exigeant que le carburant ne soit pas vendu moins cher aux Hongrois qu’aux étrangers — alors même que le pays est confronté à une crise énergétique et à des pressions extérieures.

Nous, Hongrois, ne pouvons accepter que, dans une telle situation, la Commission nous attaque au lieu de nous aider. La Hongrie est confrontée à la fois à un blocus pétrolier ukrainien et à une crise énergétique mondiale imminente. Nous ne laisserons pas les familles hongroises payer le prix du chantage ukrainien. C’est pourquoi, aujourd’hui, Viktor Orban a informé le président de la Commission que la Hongrie maintiendrait le système de prix protégés pour les carburants. Ces prix protégés resteront réservés aux familles hongroises, aux entreprises hongroises et aux agriculteurs hongrois.

L’Europe doit rester une union de nations, et non un empire dirigé depuis Bruxelles.

Pour nous, la Hongrie passe avant tout.

La bonne nouvelle pour le parti d’Orban est qu’il s’avère que c’est le chef de l’opposition Peter Magyar qui a dénoncé cette « discrimination » à Bruxelles… Ce qui ne risque pas d’être populaire à dix jours des élections. (Balazs Orban est le « directeur politique du Premier ministre » – sans lien de parenté avec lui.)