La nuit dernière a eu lieu à Iekaterinbourg la toujours impressionnante solennelle divine liturgie nocturne des « porteurs de la Passion » (l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et Eugène le médecin), devant la cathédrale « Sur le sang ».
La cérémonie avait commencé dans l’après-midi par la « petite procession » le long du « Chemin de la douleur » reliant les lieux du martyre (deux heures), suivie des vêpres, de l’acathiste aux martyrs royaux, puis de la veillée et de la divine liturgie, avant la grande procession (21 km), à partir de 2h30, jusqu’au monastère édifié à l’endroit où « les reliques sacrées ont été détruites ».
Le XXVe Festival international de culture orthodoxe « Les Journées impériales » se tiennent à Iekaterinbourg du 11 au 21 juillet.
Il y a trois saintes nommées Marine dans le martyrologe romain. Le 17 juillet c’est la dernière notice du jour, très brève :
A Venise, la translation de sainte Marine vierge.
(Curieusement, le 17 juillet, dans le calendrier byzantin, c’est la « mémoire de la grande et sainte martyre Marine » décapitée à Antioche de Pisidie en 268 ou 269. Celle-là est dans le martyrologe romain au 20 juillet sous le nom de Marguerite, et c’est sous ce nom qu’elle apparaîtra à sainte Jeanne d’Arc.)
Le père de Marine, qui vivait à Qualamoum, près de Tripoli au Liban, devenu veuf, voulait se faire moine. Il avait donc l’intention de mettre sa fille de 14 ans dans un couvent. Mais celle-ci pleura tellement pour rester auprès de lui qu’il l’emmena avec lui au monastère de Qannoubine, le plus important de la vallée de la Qadicha (qui sera le siège du patriarcat maronite de 1440 à 1823).
Pour cela il fait passer sa fille pour un garçon, qui devient un « frère » modèle. Trois ans plus tard le père meurt, Marine reste au monastère. Un jour elle doit aller en voyage avec d’autres frères. Ils s’arrêtent pour dormir dans une auberge. Quelque temps après, la fille de l’aubergiste, devenue enceinte, accuse le « frère Marin » de l’avoir violée. Marine est expulsée du monastère et doit s’occuper du bébé. Trois ans après ses confrères obtiennent que « frère Marin » revienne, mais elle devra s’occuper des tâches les plus viles tout en élevant « son » enfant, ce qu’elle fait sans broncher jusqu’à sa mort à 25 ans. La toilette funéraire fait éclater la vérité, et l’injustice dont Marine a été victime. Les miracles se multiplient sur sa tombe.
Le « transfert » de ses reliques à Venise a lieu en 1200 (pendant les croisades).
(La propagande LGBT ose en faire un héros transgenre…)
Miniature du Speculum historiale de Vincent de Beauvais (XVe siècle).
Bien qu’il ne soit plus président depuis plus de deux ans (mais tout le monde fait semblant de ne pas le savoir), Zelensky remanie son gouvernement. Son nouveau Premier ministre est Serhii Koretsky.
Serhii Koretsky fut d’abord PDG du groupe pétrolier Continuum de Loutsk, sa ville natale. Puis PDG de Western Oil Group. Puis directeur de l’entreprise d’extraction de pétrole Ukrnafta et de la raffinerie Uktatnafta. Depuis mai 2025 il était président du conseil d’administration et directeur du groupe Naftogaz.
Koretsky est lié à la fois à Zelensky et à Timour Minditch, l’oligarque qui a lancé Zelensky.
Chaque jour les Ukrainiens lancent des drones sur des civils dans diverses régions du Donbass ou de Russie. Hier ils ont tué l’ingénieur en chef de la centrale nucléaire de Zaporojié, Alexandre Yakovlev, et son chauffeur, Dmitri Filippov, par un drone qui a frappé leur voiture.
Le PDG de Rosatom, Alexey Likhatchev, a commenté : « L’assassinat de ce scientifique nucléaire est un crime qui ne peut être justifié. Il s’agit d’une atteinte non seulement à la vie humaine, mais aussi au principe même de la sûreté des installations nucléaires, qui doit toujours rester en dehors de la politique et de la violence. »
Alexey Likhatchev a ajouté ensuite :
« Malheureusement, tout porte à croire que les agissements du régime terroriste de Zelensky, qui a délibérément assassiné l’ingénieur en chef de la centrale nucléaire de Zaporijia et s’efforce manifestement de plonger le monde dans une apocalypse nucléaire, seront, comme d’habitude, justifiés par l’Occident dans son ensemble, et que l’AIEA adoptera une nouvelle fois une position ambivalente et floue face à cet incident criminel. Je n’ai aucun doute sur le fait que cette attaque terroriste a été coordonnée avec les dirigeants d’un certain nombre de pays de l’OTAN, ce qui fait d’eux des complices directs de ce crime. »
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Le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi « condamne l’incident signalé, qu’il qualifie d’attaque inacceptable contre la centrale et sa direction, menaçant gravement la sûreté nucléaire ». Mais il se garde bien de désigner les auteurs de l’attaque…