Oups…

Parmi les frappes russes sur Kiev l’autre nuit, les Ukrainiens soulignent celle qui a détruit un « studio de cinéma ». Mais ils ont publié des photos des dégâts sans se rendre compte de ce qu’ils montraient : un stock d’ailes de drones FP-1, soulignant ainsi que le « studio de cinéma » était devenu un atelier de fabrication de drones et donc une cible militaire…

La propagande ukrainienne a ensuite supprimé les photos. Trop tard…

L’Unesco plus prudente que nos dirigeants

Suite à l’incendie du toit de la cathédrale du monastère des Grottes de Kiev, l’Unesco a publié un communiqué qui commence ainsi :

Dans le contexte de l’escalade de la guerre en Ukraine consécutive à l’invasion par la Fédération de Russie, l’UNESCO condamne la frappe rapportée du 15 juin qui a touché la Laure des Grottes de Kiev, au sein du bien du patrimoine mondial « Kiev  : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques, Laure des Grottes de Kiev », l’un des plus importants repères spirituels et culturels de l’Ukraine.

Ce refus de désigner clairement l’auteur de la « frappe » a suscité la colère du ministère ukrainien des Affaires étrangères, qui a jugé le communiqué « absurde ».

L’arc-en-ciel comme arme…

La « nuit de la fierté » aux Etats-Unis, avant un match de baseball, l’équipe des Géants de San Francisco a invité les « couples de même sexe » à « renouveler les promesses de leur mariage » sur le terrain devant un drag queen, tandis que l’hymne national était chanté par un militant LGBT. Les joueurs portaient les couleurs de l’arc-en-ciel sur leur casquette.

Le lanceur de l’équipe, Landen Roupp, a écrit sur sa casquette : « Genèse 9:12-16 ». Simple référence à ce qu’est vraiment l’arc-en-ciel pour un croyant : le signe de l’alliance de Dieu et des hommes, donné à Noé après le Déluge. Un autre joueur a fait de même, et le lanceur remplaçant a refusé de porter la casquette.

Le site Outsports a dénoncé :

« Trois lanceurs des Géants de San Francisco se sont déshonorés lors de la soirée de la Fierté de l’équipe, instrumentalisant l’arc-en-ciel et s’attaquant à la communauté LGBTQ+. »

Le site a employé le mot weaponizing : faire de l’arc-en-ciel une arme contre la communauté LGBT. Alors que c’est cette « communauté » qui a détourné le symbole de l’arc-en-ciel.

Cyd Zeigler, cofondateur d’Outsports, a ajouté : « En guise de doigt d’honneur de la taille de la Coit Tower à la communauté LGBTQ+, ils ont inscrit un verset biblique sur leurs casquettes, la trempant ainsi d’un message de haine. »

Le directeur du site de sports Fansided a accusé ces joueurs de se cacher « derrière un livre vieux de 2000 ans » (sic), et le site The Athletic, qui appartient au New York Times, a gravement conclu que les « personnes homosexuelles et transgenres sont et seront toujours des victimes ».

Landen Roupp a répondu :

« Il n’y a là aucune haine. C’est simplement ce que je défends. Je crois en Dieu. Il s’agit simplement de l’alliance de Dieu et de la promesse qu’il nous faite, de sa fidélité et de sa miséricorde. C’est une conviction profonde et je la maintiens. Je suis reconnaissant de vivre dans un pays où nous avons la liberté de croire ce que nous voulons et de nous exprimer librement. »

Mais pas tout à fait quand même…

Vérité africaine

Un journaliste demande à Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, son pronostic pour le match France-Sénégal. Réponse :

Je pense que le Sénégal va gagner, je le souhaite en tout cas comme tous les Sénégalais, et dans tous les cas ce n’est qu’un match de football, mais pour avoir une lecture politique de ce match, quel que soit le vainqueur, c’est l’Afrique qui aura battu l’Afrique.

Un tel propos tenu en France par un Français (blanc) entraînerait une condamnation pour provocation à la haine raciale.

*

A propos de cette coupe du monde, on voit aussi ceci sur les réseaux sociaux : quel est le pays musulman qui ira le plus loin ?

Et parfois c’est illustré :

De la férie

Le martyrologe fait brièvement mémoire, en sixième position, de saint Similien :

Nannéte, in Británnia minóre, sancti Similiáni, Epíscopi et Confessóris.

A Nantes, en Petite-Bretagne, saint Similien, évêque et confesseur.

Il est le seul évêque de Nantes inscrit au martyrologe. Il aurait été le troisième évêque de la ville, et l’évangélisateur des martyrs Rogatien et Donatien. Dès le Ve siècle une église lui est dédiée, et c’est l’une des trois églises primitives de la ville, avec la cathédrale et celle dédiée à Donatien et Rogatien.

Saint Grégoire de Tours raconte qu’au temps de Clovis Nantes fut assiégée par les barbares. Le siège durait depuis soixante jours, lorsqu’au milieu de la nuit, des hommes vêtus de blanc et portant des cierges allumés, parurent sortir de la basilique des saints martyrs Donatien et Rogatien. Au même moment, une procession semblable sortait de la basilique de saint Similien. Les deux processions se dirigèrent l’une vers l’autre, s’unirent pour prier, puis chacune d’elles retourna au lieu d’où elle était partie. Les Barbares, effrayés de cette vision, s’enfuirent, et leur chef, frappé de ce prodige, se convertit et demanda le baptême.

L’église Saint-Similien a été plusieurs fois reconstruite (et son orientation respectée jusqu’en 1894…) :

On y voit un puits, dont on dit que des infidèles (sans doute les Normands qui occupèrent Nantes de 844 à 939 et détruisirent la première église) y jetèrent la tête du saint. Son eau est (était ?) réputée miraculeuse.