De la férie

L’hymne des matines du mardi, avec la traduction du P. Louis Gladu, Québec, 1913. Sans la doxologie, qui n’est pas chantée non plus par le chœur « NovAntiqua » ci-dessous, au cours d’un concert en l’église Notre-Dame de Lourdes d’Oakland (Californie). Le chœur chante ensuite le célébrissime « Cantique de Jean Racine », de Fauré. Parce qu’il s’agit d’une paraphrase de cette hymne. C’est l’une des premières œuvres de Fauré (il avait 19 ans) sur un des derniers textes de Racine. Mais ce n’est pas « Le cantique » de Racine, c’est une de ses paraphrases de toutes les hymnes du bréviaire de la semaine per annum (il n’avait pas traduit celles des dimanches et fêtes parce que cela avait été fait par Lemaître de Sacy). Il écrivit ensuite quatre « Cantiques » basés sur des textes de la Saint Ecriture, qui furent semble-t-il sa dernière œuvre.

Verbe égal au Très-Haut, notre unique espérance,
Jour éternel de la terre et des cieux,
De la paisible nuit nous rompons le silence :
Divin sauveur, jette sur nous les yeux.

Répands sur nous le feu de ta grâce puissante ;
Que tout l’enfer fuie au son de ta voix ;
Dissipe ce sommeil d’une âme languissante
Qui la conduit à l’oubli de tes lois !

Ô Christ ! sois favorable à ce peuple fidèle,
Pour te bénir maintenant assemblé ;
Reçois les chants qu’il offre à ta gloire immortelle,
Et de tes dons qu’il retourne comblé.

(Racine avait écrit « dans l’oubli de tes lois » et non « à l’oubli ». Et il avait mis une doxologie : « Exauce, Père saint, notre ardente Prière, / Verbe son Fils, Esprit leur nœud divin, / Dieu qui, tout éclatant de ta propre lumière, / Règnes au ciel sans principe et sans fin. »)

Les valeurs de l’Europe en Ukraine

Dans le cadre de la « LvivPride », l’« Atelier féministe » a organisé hier devant l’Opéra de Lvov une parodie de mariage entre deux lesbiennes : « le premier mariage lesbien de Galicie ». L’événement avait pour titre : « Pour les vraies traditions ». Sic. Comme il y avait une contre-manifestation, la place de l’Opéra était entièrement bouclée par un cordon de policiers qui protégeaient les tordus.

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Dans son nouveau clip, la chanteuse ukrainienne Olga Polyakova se montre crucifiée.

L’archevêque Victor d’Odessa a réagi : « La couronne d’épines, l’image de la Crucifixion et la symbolique évangélique ne sont pas simplement une question d’esthétique ou un élément de décor. Ce sont des objets sacrés pour des millions de chrétiens. Lorsque de telles images sont utilisées dans un contexte de divertissement, qui plus est avec une sexualisation évidente, je perçois cela comme un profond manque de respect envers la foi de millions de personnes. »

L’évêque a ajouté que ce n’est pas tant l’acte de la chanteuse lui-même qui suscite le plus d’inquiétude, mais l’indifférence de nombreuses personnes se disant chrétiennes.

Le clip a toutefois été largement dénoncé comme un sacrilège et un blasphème sur les réseaux sociaux.

De la férie

Dans le martyrologe de ce jour il y a pas moins de cinq saints « français », soit la moitié de ceux qui y sont notés, ce qui est exceptionnel. Mais aucun d’eux n’a de fête au calendrier romain.

Le premier est saint Maximin, « qui fut le premier évêque de cette ville, et que l’on dit avoir été disciple du Seigneur ». La tradition dit en effet qu’il fut l’un des 72 disciples, et qu’il était l’intendant de Lazare, qu’il vint donc en Provence avec les « saintes Maries », et devint évêque d’Aix. Il voulut être enterré près de Marie-Madeleine et le lieu devint la basilique Sainte-Marie-Madeleine et la ville Saint-Maximin-la-Sainte Baume.

Le deuxième est saint Médard, « évêque de Noyon, dont la vie et la mort précieuses sont rehaussées par de glorieux miracles », mort à Soissons.

Le troisième est saint Gildard, ou Godard, évêque de Rouen, « frère du même saint Médard. Ces deux frères nés le même jour, sacrés évêques le même jour, moururent aussi le même jour, et entrèrent ensemble au ciel. »

Le quatrième est saint Héracle évêque de Sens de 487 à sa mort en 515 environ. Il assiste au baptême de Clovis. Il est inhumé dans la cathédrale de Sens.

Le cinquième est saint Cloud, ou Clodulf, évêque de Metz au VIIe siècle, fils aîné d’Arnulf (ou Arnoul), lui-même évêque de Metz et personnage éminent du royaume d’Austrasie.