2e dimanche après la Pentecôte

℟. Homo quidam fecit cœnam magnam, et misit servum suum hora cœnæ dícere invitátis ut venírent, * Quia paráta sunt ómnia.
℣. Veníte, comédite panem meum, et bíbite vinum quod míscui vobis.
℟. Quia paráta sunt ómnia.
℣. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Quia paráta sunt ómnia.

℟. Un homme fit un grand souper, et à l’heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés de venir ; * Parce que tout était prêt.
℣. Venez, mangez mon pain et buvez le vin que je vous ai mêlé
℟. Parce que tout était prêt.
℣. Gloire au Père, au Fils, * et au Saint-Esprit.
℟. Parce que tout était prêt.

Ce répons était le 8e des matines de ce dimanche avant 1960, et c’est le 12e dans le bréviaire monastique. Il illustre l’évangile de ce jour. Mais le verset vient de Proverbes 9,5, et lui donne toute sa force eucharistique. De ce fait au moyen âge dans certains livres il était affecté au jour de la Fête Dieu. Et il se trouve dans le Liber usualis parmi les chants en l’honneur du Saint-Sacrement. Avant 1955 ce dimanche était dans l’octave de la Fête Dieu. (Et dans les paroisses c’est la solennité de cette fête.)

La championne et les minables

Lorsque Mirra Andreeva a levé sa coupe de gagnante de Roland Garros, il n’y a pas eu l’hymne russe. Et les drapeaux russes étaient interdits. Minable fédération internationale de tennis, qui punit les sportifs pour des raisons politiques. Une honte qui rejaillit sur la France.

Et une vexation qui ne sert à rien, puisque tout le monde parle de « la jeune Russe ».

A noter, aussi : son adversaire était polonaise, pas ukrainienne. Une différence de taille :

Ubukraine

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiha se plaint auprès de l’Unesco que les missiles russes sont en train « de détruire l’héritage culturel ukrainien ». Il cite notamment des dégâts subis par le Musée national de Tchernobyl, l’Opéra national, le Musée national d’Art.

Le Musée de Tchernobyl est installé dans la caserne de pompiers de Podil, bâtiment historique construit en 1910-1911 par Eduard Bradtman, de Saint-Pétersbourg, architecte de la ville de Kiev, Russie, depuis 1898.

L’Opéra national d’Ukraine a été construit en 1901 à Kiev, Russie, par Victor Schröter, de Saint-Pétersbourg, architecte en chef du directoire des théâtres impériaux sous les tsars Alexandre II et Alexandre III.

Le Musée national d’Art d’Ukraine a été construit en 1899 à Kiev, Russie, par Vladislav Gorodetski, un Polonais diplômé de l’Académie des Arts de Saint-Pétersbourg (comme les deux premiers) et devenu russe, d’après le projet de de Petr Boytsov, né à Moscou, diplômé de l’Ecole Stroganov de dessin technique de Moscou.

Tel est l’héritage culturel ukrainien…

*

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre les deux championnes de tennis ukrainiennes Marta Kostyuk et Elina Svitolina dans les vestiaires de Roland Garros, discutant avant les quarts de finale. Toutes deux nationalistes ukrainiennes frénétiques et russophobes pathologiques, refusant de serrer la main de leurs concurrentes russes et enchaînant les conférences de presse pour cracher sur la Russie.

Et toutes deux… parlent russe, alors qu’en Ukraine il est interdit de parler russe en public.

Il est vrai qu’elles vivent à Monaco…

Où résident de nombreux Ukrainiens fortunés…

Qui tous parlent russe…

*

Conférence de presse de Zelensky dans la région de Donetsk en 2014 :

« Vous comprenez bien que nous ne pouvons pas être contre le peuple russe par principe, car nous sommes un même peuple. Je viens de m’étendre longuement sur ce sujet, c’est important [mais cette partie-là a disparu…]. Notre position, en tant qu’Ukrainiens, c’est que nous vivons ici, vous comprenez, c’est notre pays. Nous aimons le peuple russe. Nous avons beaucoup de respect. Nous avons des milliers de collègues que nous respectons et que nous admirons même. Il y a de grands acteurs en Russie dont nous ne sommes même pas dignes aujourd’hui. Nous n’en sommes pas encore là, nous n’avons pas atteint ce niveau. »

(En 2012 il avait joué Napoléon dans un navet russe intitulé Rjevski contre Napoléon.).

Une autre interview :

« Si les gens de l’est et de Crimée veulent parler russe, laissez-les ! Donnez-leur légalement la possibilité de parler russe. La question de la langue ne divisera jamais notre pays natal. J’ai du sang juif, je parle russe, mais je suis un citoyen ukrainien. J’aimerais beaucoup m’adresser à M. Poutine. Honorable Vladimir Vladimirovicth, ne laissez pas même voir un soupçon de conflit militaire. Les Russes et les Ukrainiens sont frères, un même peuple, je connais des milliers de gens qui vivent en Russie, ce sont des gens merveilleux, nous avons la même couleur de peau, nous avons le même sang, nous nous comprenons les uns les autres. Si vous le voulez, moi, personnellement, honnêtement je suis prêt à vous le demander à genoux :ne mettez pas notre peuple à genoux. »

(C’était en 2014. Ce n’est pas Poutine qui prendra les armes, mais le gouvernement ukrainien qui tentera d’écraser le Donbass. Poutine attendra huit ans avant d’intervenir, au moment où Zelensky est sur le point de lancer ce qu’il croit être l’assaut final contre les « séparatistes ».)

Et encore :

« Nous ne pouvons pas du tout être contre le peuple russe, parce que nous sommes un seul peuple. Comment pourrions-nous ne pas l’aimer ? Nous ne sommes pas idiots… Nous lisons les mêmes livres. Mais nous n’avons pas honte de dire ce que nous pensons à propos du gouvernement de la Fédération de. Russie, aussi bien qu’à propos de notre propre gouvernement. »

New York sans père ni mère

Le Sénat de l’Etat de New York a adopté le texte de loi déjà adopté en mars par les députés, qui supprime les mots « mère » et « père » des documents officiels (état-civil, justice, etc.) et les remplace par « parent gestant » et « parent non gestant ».

Le texte doit maintenant être signé par le gouverneur, Kathy Hochul, qui est démocrate comme ceux qui l’ont voté.

Bronca catalane

Le livret des célébrations du pape à Barcelone les 9 et 10 juin prochains suscite la colère des nationalistes catalans. Car 70% de la messe programmée à la Sagrada Familia sera célébrée en espagnol, 20% en catalan, 10% en latin.

Le pire est que la bénédiction de la « tour de Jésus » sera intégralement en espagnol. Alors que Antoni Gaudi, dont ce sera exactement le centième anniversaire de sa mort, fut « le représentant le plus emblématique du mouvement du Modernismo, version catalane de l’Art nouveau », « le génie du modernisme catalan », le « chef de file du modernisme catalan », « l’architecte catalan le plus populaire au monde », comme on peut le lire sur internet.

Le parti Junts per Catalunya a demandé au président du gouvernement de Catalogne d’intervenir. Le gouvernement indique de son côté avoir engagé des discussions avec les autorités religieuses…

Fut un temps où tout aurait été en latin et personne n’aurait trouvé à redire. C’était du temps où cette Eglise qui s’appelait latine usait de la langue liturgique qui était la sienne…

Quant au reste…