
Sa biographie selon le site dominicain « Estampes dominicaines au XVIIe siècle » (« Le créneau de datation des estampes a été resserré. Son terminus a quo est 1594, année de la canonisation de Hyacinthe de Cracovie. »)
Hyacinthe naquit à Kamień Śląski sur les terres d’Opole, peu avant 1200. Il était issu de la noblesse, de la famille des Odrowąż, à laquelle appartenait aussi l’évêque de Cracovie, Iwo Odrowąż. C’était un homme ouvert d’esprit, dont la forte personnalité et la position importante dans l’église de l’époque influencèrent Hyacinthe dans sa voie spirituelle. L’évêque Iwo le fit chanoine de la cathédrale, l’envoya ensuite à l’étranger, à Paris et à Bologne, pour suivre des études de théologie et de droit canonique. Après ses études Hyacinthe se distinguait par son savoir et son mode de vie sévère.
En partant pour Rome, l’évêque emmena avec lui Hyacinthe, un membre de sa famille, Czesław [Ceslas], ainsi que Herman Niemiec et Gerard de Wrocław. Ils rencontrèrent à Rome Dominique, le fondateur de la communauté appelée, de son nom, dominicaine. L’évêque s’adressa à lui pour lui demander d’envoyer ses religieux en Pologne. Dominique répondit que les frères manquaient, mais qu’il était prêt à accueillir des Polonais dans sa communauté un temps avant de les renvoyer dans leur pays. Alors Hyacinthe, Czesław, Herman et Gerard, qui accompagnaient Iwo, se présentèrent chez Dominique et, après avoir terminé leur noviciat, furent admis dans l’ordre. Hyacinthe avait à cette époque moins de vingt ans.
En automne 1222 les frères dominicains arrivèrent à Cracovie et s’installèrent dans l’église de la Sainte Trinité. Ils avaient deux objectifs: l’organisation des couvents sur les terres polonaises et les missions d’évangélisation parmi les peuples voisins. La participation de Hyacinthe dans la réalisation de ces deux buts est indéniable. Il prit la tête d’un groupe, qui, dans les années 1225-1226, partit de Cracovie vers le Nord. Accueilli favorablement par le prince Świętopełk et l’évêque Michał, il fonda un couvent à Gdansk (Dantzig). Le succès de cette entreprise contribua à l’affermissement de la province polonaise dont les droits furent reconnus égaux à ceux des autres provinces à Paris, le jour de la Pentecôte, en 1228. Hyacinthe faisait partie de la délégation à ce chapitre extraordinaire ainsi que le provincial Gerard de Wrocław et Marcin de Sandomierz. Ce choix témoigne de l’autorité dont il jouissait dans le couvent de Cracovie, ce qui est confirmé par des documents de l’évêque Iwo, dont on apprend que le 29 septembre 1228 Hyacinthe et le provincial Gerard participèrent au chapitre provincial de Cracovie. On peut supposer qu’ils ont rendu compte du succès de la jeune province polonaise à Paris. Les années suivantes ont été consacrées aux missions évangéliques en Russie et en Prusse. L’expédition à Kiev a eu lieu dans les années 1228-1233 et celle en Prusse en 1236-1238. Dans les années 1240 et 1250 l’activité de saint Hyacinthe a été constamment liée au couvent de Cracovie.
Cependant, Hyacinthe ne fut jamais provincial ni prieur du couvent. Il se concentra sur les tâches qui s’imposaient aux dominicains polonais: les missions intérieures et extérieures. En Pologne, ce n’étaient pas les hérésies qui furent le souci principal des dominicains, mais l’approfondissement d’un christianisme encore superficiel.
Hyacinthe mourut le jour de l’Assomption, le 15 août 1257. Il fut enseveli dans l’église des dominicains à Cracovie.
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À ne pas confondre avec les saintes Hyacinthe, qui sont au moins deux : une franciscaine italienne morte en 1640, et une ursuline française qui est montée en riant à l’échafaud avec quatre compagnes (Valenciennes, 17 octobre 1794).
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