Siim Kallas, le père de la furie russophobe de Bruxelles, est mort. Il fut un exemple type des opportunistes tournant avec le vent pour occuper les meilleurs postes.
Membre du parti communiste dès ses études, il devint rédacteur en chef de Rahva Haal, le journal du parti, en 1989. Il était aussi président de la « confédération des syndicats », et membre du Soviet suprême de l’Union soviétique. Donc un authentique apparatchik.
Deux ans plus tard il était un impeccable libéral, devenant président de la Banque d’Estonie et mettant en place la monnaie nationale, la couronne (rattachée au mark).
En 1994 il fonde son « parti de la réforme » (européiste et otanien) pour, dit-il ouvertement, devenir Premier ministre. Il échoue en 1995 mais devient ministre des Affaires étrangères, puis ministre des Finances, puis enfin Premier ministre, mais il perd sa majorité au bout de 15 mois. Alors il est récupéré à Bruxelles où il devient (en 2004) commissaire aux Affaires économiques puis vice-président de la Commission européenne. En 2014 il tente en vain de redevenir Premier ministre, et en 2016 il ne parvient pas à se faire élire président par le Parlement. Il finira sa carrière comme député de 2019 à 2024.
Contrairement à ce que pourrait laisser penser à la fois la difficile rupture avec la Russie en 1991 et le délire russophobe de sa fille, Siim Kallas a toujours eu de bons rapports avec le gouvernement russe, y compris quand il était commissaire européen, au point que certains l’accusaient d’être un agent de Moscou. Rien de nouveau sous le soleil.
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C’est un des beaux exemples d’opportuniste, probablement très nombeux chez les européistes de tous bords et tous pays Heureusement qu’il arriva au plus haut sommet du communisme au moment où Михаил С Горбачёв faisait déjà le ménage, sinon, j’imagine très bien ce qu’il aurait pu devenir sous Lénine ou Staline. Il fut membre du parti communiste estonien, branche du PCUS dès 24 ans, Sous Brejnev, il devint directeur de la Caisse d’épargne, puis, avant ses 41 ans, dès 1989 (,jusqu’en fin 1991, le pauvre!), il est déjà membre du Soviet suprême (une belle carrière en perspective s’ouvrait à lui).
Bon sang ne saurait mentir, Kaja ! Jacques Dutronc avait déjà admirablement décrit en une superbe chanson la position de ce genre de personnage abject : l’opportuniste. Je ne résiste pas à en présenter quelques extraits :
Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu’un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je n’ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
J’fais confiance aux électeurs
Et j’en profite pour faire mon beurre
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu’un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je suis de tous les partis
Je suis de toutes les partis
Je suis de toutes les cauteries
Je suis le roi des convertis
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Moi je ne fais qu’un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration
Non jamais je ne conteste
Ni revendique ni ne proteste
Je ne sais faire qu’un seul geste
Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
Toujours du bon côté
[…]
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« au moment où Михаил С Горбачёв faisait déjà le ménage ». Mikhail (prix nobel de la paix 1990 !!!! ) faire le ménage? vous plaisantez, tout était écrit d’avance y compris la chute du mur de Berlin en 1989. Remplacer l’immonde communisme par l’immonde capitalisme libéral n’a jamais fait le bonheur des populations et toujours servi les intérêts de » la tribu ». Eltsine a fini de réduire la Russie à un pays de seconde zone. On va voir ce que les « commanditaires » ont prévu pour la Chine, pour laquelle ils ont favorisé sa montée en puissance.
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