C’est la révolution à France Inter depuis qu’un certain Charles Sapin a été embauché pour une brève chronique… hebdomadaire. Car Charles Sapin est « d’extrême droite », et personne « d’extrême droite » ne doit pouvoir s’exprimer dans les médias du service public, qui sont la chasse gardée de l’extrême gauche. En fait Charles Sapin est un journaliste qui a travaillé à L’Opinion, au Figaro, au Point, et qui est aujourd’hui rédacteur en chef adjoint de Valeurs actuelles. Mais ce dernier magazine est « l’héritier d’une longue et sombre tradition, celle de la presse d’extrême droite française, avec ses méthodes et ses haines ». Trop affreux. Pourtant, la directrice de Radio France, Sibyle Veil, a défendu le choix de donner la parole à « des gens qui ne pensent pas la même chose ». C’est historique, inouï… sans doute pour faire mentir après coup le rapport Alloncle qui a exposé au grand jour le totalitarisme des médias du service public. Et bien sûr les syndicats ont déposé un préavis de grève pour dimanche et lundi prochain.
Comme si ce scandale absolu de l’arrivée de « l’extrême droite » sur France Inter ne suffisait pas, voilà que le même Charles Sapin arrive aussi sur franceinfo TV. Les syndicats sont de nouveau en ébullition : « On banalise la presse d’extrême droite. » La direction de France Télévisions tente de se défendre en disant que « Charles Sapin vient le dimanche face à Rokhaya Diallo pour un débat, une confrontation de points de vue différents. » Mais personne ne devrait avoir le droit de contredire Rokhaya Diallo, qui est la voix de l’antiracisme officiel. On ne débat pas avec Rokhaya Diallo, comme avec tous les porte-parole de la pensée unique du service public : on les écoute.
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