Les Suisses ont rejeté, par 70% des voix, une initiative populaire visant à préciser dans la Constitution ce qu’on entend par la « neutralité » du pays, stipulant que le pays « n’adhère à aucune alliance militaire ou défensive » et « ne participe pas aux conflits militaires entre États tiers et elle ne prend pas non plus de mesures coercitives non militaires contre un État belligérant ».
Dans le contexte actuel, cela avait pour conséquence que la Suisse ne participe en aucune manière aux sanctions contre la Russie.
Il faut croire que les Suisses ont succombé aussi à la propagande de plus en plus prégnante et odieuse sur la « menace russe » et ont voulu montrer leur solidarité avec les bellicistes de Londres, Berlin et Paris…
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Il semblerait qu’il n’y eût jamais de consensus entre les Suisses sur la notion de neutralité. Elle leur sert plutôt en matière de politique intérieure pour maintenir une certaine cohésion interne au sein da Confédération, mais en matière extérieure, Elle agit au coup par coup, se jetant par exemple sur le plan états-uniens de reconstruction de l »Europe, le Plan Marshall en juin 1947. Sa neutralité politique a toujours été une fiction depuis les origines ; Elle n’a pas vraiment de neutralité politique et Elle prétend à une neutralité morale floue. La Suisse veut donner l’image d’un pays d’exception, sans plus.
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