La cour d’appel de Bucarest a décidé hier de prolonger de 30 jours la détention de Călin Georgescu. Elle obéit ains au parquet qui contestait la décision d’un tribunal ordonnant la libération sous contrôle judiciaire de celui qui devrait être aujourd’hui le président roumain.
On lira ci-dessous la réaction de sa femme, illustrant ce qu’est l’état de droit en Roumanie…
COMPTE OFFICIEL de Călin Georgescu @CG_Romania · 8 h Călin Georgescu, prisonnier politique, reste en détention pour 30 jours supplémentaires
La Roumanie se targue d’être membre de l’Union européenne et de l’OTAN, partenaire stratégique des États-Unis, et un pays respectueux de la démocratie et de l’État de droit. Pourtant, Călin Georgescu et ses avocats ne devraient pas avoir à prendre connaissance des décisions de justice ou des mesures judiciaires prises à son encontre par le biais de rapports médiatiques citant des sources anonymes, bien avant de recevoir toute notification officielle.
Une fois de plus, les médias semblent être informés de l’évolution des dossiers judiciaires de Călin Georgescu avant lui-même ou ses avocats. À maintes reprises, nous avons vu apparaître des informations confidentielles issues des dossiers, des données personnelles, des témoignages et des détails sur des décisions de justice, alors même que ces éléments n’avaient pas encore été officiellement communiqués à Călin ou à ses conseils.
La manière dont ces informations parviennent au public soulève de graves questions quant à la confidentialité et au respect des procédures judiciaires. Le droit du public à l’information ne saurait se faire au détriment des droits fondamentaux d’une personne impliquée dans une procédure judiciaire — notamment le droit à la défense, le droit à un procès équitable, la présomption d’innocence et le droit à la vie privée.
Ces disparités de traitement sont particulièrement préoccupantes depuis la victoire de Călin à l’élection présidentielle de 2024. Les procédures judiciaires engagées contre lui depuis lors sont motivées par des considérations politiques, et les accusations portées à son encontre sont dénuées de fondement.
Les droits fondamentaux doivent être respectés de manière égale, sans exception aucune. Or, dans le cas de Călin, nous éprouvons de sérieuses inquiétudes quant à l’interprétation et à l’application de la loi, ainsi qu’à la garantie d’un procès réellement équitable et impartial. Une justice indépendante doit assurer les mêmes droits à chaque citoyen roumain, indépendamment de son identité ou de sa situation politique.
Notre famille, y compris nos enfants mineurs, subit ce que je ne peux qualifier que de torture psychologique. Nous faisons l’objet d’une surveillance vidéo illégale et abusive au sein même de notre domicile. Notre foyer et nos comptes ont par ailleurs fait l’objet d’une saisie illicite, ce qui bafoue mes droits en tant qu’épouse, alors même que je ne suis partie à aucune de ces affaires et que je ne suis impliquée dans ces procédures judiciaires à aucun titre.
Mes enfants et moi ne nous sentons plus en sécurité chez nous. L’endroit même où nous devrions nous sentir le plus protégés est devenu un lieu de torture et de peur. Aucune procédure judiciaire ne devrait jamais transformer le droit à la vie privée d’une famille — surtout lorsque des enfants mineurs sont impliqués — en une source constante de terreur psychologique.
Je continuerai à dénoncer, sur la scène internationale, ces abus et ces violations des droits fondamentaux. Ce que vit notre famille est lié à la décision de Călin de se présenter à l’élection présidentielle, de parler de paix et de Dieu, et de remporter le premier tour avec le soutien de plus de deux millions de Roumains, alors que son budget de campagne déclaré était de zéro.
En Roumanie, l’amour de la patrie se heurte aux barreaux des prisons et à la persécution politique. Depuis le 6 décembre 2024 — date à laquelle l’élection présidentielle roumaine a été annulée, de manière illégale et inconstitutionnelle, alors que le scrutin était déjà en cours depuis plusieurs heures —, la démocratie n’est plus qu’un masque. Nous assistons à l’avènement d’une nouvelle dictature.
Cristela GEORGESCU, 28 octobre 2026
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Quelque que soient/seront le nombre de leurs victimes, il y aura tôt ou tard une épuration et un jugement des traitres aux Peuples. Car, il y va de notre survie, sinon des Peuples disparaîtront ; c’est d’ailleurs l’objectif de l’idéologie du mondialisme.
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