Ewa Zajączkowska-Hernik sur Myrotvorets

Ewa Zajączkowska-Hernik rejoint le chef de cabinet du président polonais sur le site Myrotvorets, les « ennemis de l’Ukraine » à éliminer. Sa réaction :

Je viens d’apprendre qu’après mon intervention au Parlement européen, au cours de laquelle j’ai condamné les génocidaires de l’UPA, je me suis retrouvée sur le site Myrotvorets – une liste des « ennemis de l’Ukraine » tenue par les services ukrainiens.

Il est très intéressant de constater que le site ukrainien tient une liste de patriotes polonais à éliminer. Si l’on s’y retrouve pour avoir dénoncé les meurtres barbares d’innocents Polonais commis par les troupes ukrainiennes de l’UPA, cela montre bien ce qui les motive et quelles « valeurs » ils défendent. Ils se trahissent eux-mêmes. Pourquoi le ministère polonais des Affaires étrangères ne réagit-il pas et ne prend-il pas la défense des diplomates polonais ? Pourquoi tolère-t-il ces méthodes ignobles de harcèlement et d’intimidation ? Il s’agit là d’un acte flagrant d’hostilité envers la Pologne.

Et c’est un tel État que l’Union européenne souhaite accueillir au plus vite dans ses rangs ? Vous plaisantez. L’Ukraine, qui brandit comme étendard l’idéologie criminelle du bandérisme et une corruption effrénée, ne devra jamais avoir sa place au sein de la Communauté.

Si certains pensent que je vais me laisser intimider par ce genre de « publications », je les félicite pour leur optimisme et j’ai un message à leur adresser : je ne reculerai pas d’un pouce pour défendre la raison d’État polonaise et la mémoire des victimes du génocide de Volhynie. Vous pouvez ajouter cela dans la description de la page.

La dictature hongroise

Comme il l’avait annoncé, le Premier ministre hongrois Peter Magyar a présenté au Parlement, samedi, le « 17e amendement » à la Constitution, qui comporte en fait 12 mesures visant à en finir avec l’ère Orban. La plus spectaculaire est celle qui proclame la « fin du mandat de l’actuel président ». Sic : on inscrit dans la Constitution la fin du mandat de l’actuel président. C’est Ubu en Hongrie. Or cette mesure délirante va être votée, puisque Peter Magyar a la majorité des deux tiers. Bien que le nouveau gouvernement soit bien vu de toutes les forces de la décadence, même Amnesty International trouve que « ce n’est pas acceptable ».

Le président, Tamas Sulyok, a fait savoir hier qu’il rejetterait cet amendement :

« Une situation où le président en exercice d’un pays est destitué de ses fonctions uniquement pour des raisons politiques est sans précédent en Europe. Il convient notamment de noter que la procédure en question a manifestement été conçue pour une personne en particulier et intégrée dans les dispositions finales d’un amendement constitutionnel, ce qui constitue une violation flagrante des garanties assurant l’autonomie de la présidence. »

Mais l’amendement sera de nouveau voté, et Tamas Sulyok devra se soumettre. Aux applaudissements de la dictature européenne.

Parmi les autres mesures il y a aussi la limite d’âge de 70 ans pour les juges de la Cour constitutionnelle, ce qui permet de se débarrasser de son président.

D’autre part, la télévision d’Etat s’est livrée mardi à un sketch anti-Orban du plus bel effet : elle a interrompu ses programmes pendant ^près de quatre heures, et un écran noir est apparu, avec ce texte :

« Les médias de service public ne doivent pas mentir. Nous vous présentons nos excuses pour avoir fait exactement cela pendant de nombreuses années. Les médias de service public font actuellement l’objet d’une réforme afin qu’à l’avenir, ils soient indépendants et dignes de confiance. La diffusion des informations est temporairement suspendue. Restez avec nous ! »

Naturellement, Peter Magyar a salué cette décision, comme si c’était celle de la télévision, la qualifiant de « journée historique ».

Mais même le site Euractiv qui lui est tout dévoué n’est pas dupe, mettant comme illustration le dit écran noir avec en incrustation le Big Brother hongrois…

La persécution estonienne

La loi visant à interdire l’Eglise orthodoxe estonienne est entrée en vigueur le 27 juin dernier. Le ministère de l’Intérieur lui fait savoir qu’elle a six mois pour nommer un nouveau métropolite et couper ses liens avec le patriarcat de Moscou. Si ce n’est pas fait d’ici le 28 décembre l’Eglise sera dissoute.

Bandera sur le mur du chœur

Cette peinture représente le criminel nazi ukrainien Stepan Bandera, sur le mur du chœur d’une église grecque catholique de Ternopil. (Sur la banderole est écrit son nom en gros caractères, pour qu’on soit bien sûr…)

« N’emmenez pas les Polonais dans une certaine église de Ternopil », dit la personne qui publie la photo.

Parmi les premières réactions : « Au contraire, conduisez-les-y ! Qu’ils sachent que ce sont nos héros. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi. »

Il s’agit de l’archicathédrale grecque catholique de Ternopil. On y voit de nombreux « héros » ukrainiens. Il y a même un roi. Sic. Une petite recherche permet de voir que la photo a déjà circulé l’an dernier en Pologne…

Au fait, le pendant du grand Bandera est, à droite, Jean-Paul II, et il semble que les Polonais ne se soient pas rendu compte de l’audacieux parallèle…

Encore une honte française

Le bureau exécutif du Comité international olympique (CIO) a recommandé la levée des restrictions pesant sur la participation des athlètes russes à toutes les compétitions internationales, et a décidé de lever à titre provisoire la suspension du Comité olympique russe. Le Comité international olympique décidera « en temps voulu » si la Russie pourra arborer son drapeau, ses couleurs ou tout autre symbole national lors des Jeux Olympiques. Et il « n’organisera pas d’événements du CIO en Russie et n’invitera pas de représentants du gouvernement ou de l’État russes à ses événements ».

Par la voix de Marina Ferrari, ministre des Sports, « la France exprime son profond regret face à une décision qui tend à normaliser la situation actuelle en dépit de sa gravité ».

A l’heure où j’écris, la France, prenant de vitesse les plus russophobes de ses partenaires, est le seul pays de l’UE à réagir de cette façon. Et à aggraver son cas en demandant que toute l’Union européenne condamne une décision qui est de simple bon sens et demeure très limitée :

« Face à cette décision, la France demeure convaincue que la réaction doit être examinée au sein de l’Union Européenne. En conséquence, la ministre engagera sans délai un dialogue avec l’ensemble de nos partenaires européens, la France demandera que cette question soit inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil des ministres des Sports de l’Union européenne. »