Une réponse à la propagande

La propagande antirusse ne faiblit pas, bien au contraire, à mesure que l’Ukraine sombre et que les sanctions nous appauvrissent. Il n’est pas toujours facile de répondre. Mais voici l’un des mensonges du jour, et une réponse très argumentée.

Non aux ingérences ?

L’Union européenne impose des sanctions à dix juges, procureurs et juristes russes accusés d’être responsables de l’interdiction des listes du parti Iabloko lors des dernières élections.

Et ça ce n’est pas une ingérence, et grossière, dans la vie politique d’un Etat ?

La justice russe avait établi que le parti Iabloko utilisait pour sa campagne des œuvres sous copyright sans autorisation, et recevait des fonds de personnes recevant des financements de pays étrangers.

Jamais ?

Friedrich Merz : « le pétrole et le gaz bon marché de Russie ne reviendront jamais. »

Markus Frohnmaier, vice-président du groupe AfD au Bundestag, dans une interview aux Izvestia : « Nous sommes en contact avec M. Dmitriev. Des informations seront publiées en temps voulu. »

Des contacts pour rétablir le flux de gaz russe dès que l’AfD accèdera au pouvoir.

On se souvient que début juin Markus Frohnmaier avait rencontré le PDG de Gazprom à Saint-Pétersbourg.

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Merz tente d’expliquer aux Allemands qu’ils doivent accepter le déclin de leur pays et de se serrer la ceinture parce que les Russes sont méchants.

Macron dit la même chose, mais de façon proprement délirante :

La neutralité suisse

Les Suisses ont rejeté, par 70% des voix, une initiative populaire visant à préciser dans la Constitution ce qu’on entend par la « neutralité » du pays, stipulant que le pays « n’adhère à aucune alliance militaire ou défensive » et « ne participe pas aux conflits militaires entre États tiers et elle ne prend pas non plus de mesures coercitives non militaires contre un État belligérant ».

Dans le contexte actuel, cela avait pour conséquence que la Suisse ne participe en aucune manière aux sanctions contre la Russie.

Il faut croire que les Suisses ont succombé aussi à la propagande de plus en plus prégnante et odieuse sur la « menace russe » et ont voulu montrer leur solidarité avec les bellicistes de Londres, Berlin et Paris…