Célérus

De plus en plus de drones ukrainiens sont repérés dans le ciel estonien et le ciel finlandais. La Finlande se borne à constater que ce sont des drones ukrainiens (c’est un progrès, puisqu’avant ils étaient forcément russes). L’Estonie vient de réagir mollement, par la voix de son Premier ministre disant que les drones ukrainiens ne doivent pas survoler l’Estonie…

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiga a répondu : « C’est la Russie qui est responsable des survols de drones au-dessus des pays Baltes et de la Finlande. »

En effet, les Russes « interceptent » le contrôle des drones et les détournent vers Tallinn et Helsinki à des fins de « provocation ».

Fallait y penser… Mais Sybiga ne précise pas comment il se fait que ces drones arrivent tout de même dans la région de Saint-Pétersbourg…

Lougansk libre

Le ministère russe de la Défense annonce que les troupes russes ont achevé la libération du territoire de la République de Lougansk.

En fait depuis longtemps il ne restait qu’un bout de forêt et un village attenant aux mains des Ukrainiens, mais ils s’y accrochaient désespérément pour pouvoir dire qu’ils étaient toujours présents dans l’ancien oblast.

Il reste surtout à prendre Kramatorsk et Slaviansk afin de compléter la libération du territoire de la République de Donetsk et donc du Donbass.

Congratulations

Il y a eu hier une nouvelle excursion de ministres des Affaires étrangère et de l’inévitable Kallas à Kiev, pour commémorer l’anniversaire du montage de Boutcha (les autorités ukrainiennes n’ont toujours donné aucun nom de « victimes ») et faire des échanges de cadeaux et de décorations.

Chay Bowes :

« Deux parfaits russophones, nés en Union soviétique, qui y ont tous deux bâti la fortune de leurs familles. Un acteur et clown professionnel remettant une médaille factice à un autre. La différence, c’est que Zelensky cherchait à être ridicule, contrairement à Kallas. »

La Russie et la Géorgie

Propos de Mikhaïl Galouzine, vice-ministre russe des Affaires étrangères, en marge de la conférence Russie-Ouzbékistan organisée par le Club de discussion Valdaï et l’Institut d’études stratégiques et interrégionales auprès du président ouzbek :

« Nous prendrons autant de mesures que Tbilissi sera prête à prendre pour normaliser nos relations. Nous sommes convaincus que, malgré les difficultés politiques actuelles [il n’y a pas de relations diplomatiques entre les deux pays], nous développerons nos relations bilatérales dans les domaines d’intérêt et de coopération mutuels. Les relations bilatérales entre la Russie et la Géorgie se développent activement dans les domaines de l’économie, des transports et du tourisme. Par conséquent, nous espérons que malgré toutes les difficultés sur le plan politique, la Géorgie souhaite également nouer des relations constructives avec la Russie. »

Le vice-ministre a rappelé la visite de Mikhaïl Chvydkoï, envoyé spécial du président russe pour la coopération culturelle internationale, aux obsèques du patriarche Elie II :

« Nous rendons hommage au défunt Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie. Il était un véritable chef religieux national, promoteur des valeurs traditionnelles, du christianisme orthodoxe et de l’Église orthodoxe unie. Il jouissait d’une grande renommée internationale. M. Chvydkoï a présenté ses condoléances au clergé et au peuple géorgiens. Il s’agit là, bien sûr, d’une manifestation de l’unité culturelle, historique et spirituelle des peuples russe et géorgien. Nous partageons des valeurs fondamentales communes. »

Les icônes dans les tribunaux

La Cour européenne des droits de l’homme examine en ce moment la plainte de l’« Union athée de Grèce » qui conteste la présence d’icônes dans les salles d’audience. Les tribunaux grecs ont rejeté la demande, d’où le recours à la CEDH. Laquelle a donc jugé la requête recevable, ce qui est assez curieux quand on se rappelle qu’elle avait rejeté la plainte de parents athées concernant la présence de crucifix dans les salles de classe de l’école publique en Italie.

Les évêques orthodoxes de Crète viennent de publier un bon texte à ce sujet :

Le Saint Synode provincial de l’Église de Crète, à la suite du débat qui s’est récemment développé concernant la présence d’icônes sacrées et de symboles chrétiens dans la vie publique, juge nécessaire de rappeler que, dans l’Église orthodoxe, l’icône sacrée n’est pas simplement un symbole religieux ou seulement une œuvre d’art, mais qu’elle est liée à la foi même de l’Église, selon laquelle Dieu s’est fait homme et s’est manifesté au monde.

C’est pourquoi l’Église honore les icônes du Christ, de la Vierge Marie et des saints, non pas en tant que matière, mais en signe d’hommage aux personnes représentées, conformément à l’enseignement du 7e Concile œcuménique selon lequel : « l’honneur rendu à l’icône rejaillit sur l’original ». L’icône rappelle que la grâce de Dieu sanctifie tout, la matière et l’ensemble de la création.

En Crète, dans le reste de la Grèce et dans tout le monde orthodoxe, les icônes constituent un élément concret d’expression de la foi, de la vie et de la culture, des réalités qui ont donné un sens à notre peuple. Les symboles sont le langage d’une culture, et dans le cas de l’expérience orthodoxe, ils constituent des principes spirituels incarnés, à travers lesquels les hommes communiquent avec Dieu et découvrent leur histoire et leurs racines.

Devant les icônes, les hommes de toutes les époques prient, laissent derrière eux leur angoisse et leur douleur, espèrent et trouvent du réconfort. L’iconographie byzantine, comme par exemple l’école crétoise d’iconographie et ses créateurs tels que Théophane le Crétois, Domenikos Theotokopoulos (El Greco) et tant d’autres, constituent notre héritage inestimable, mais aussi une partie de la culture européenne.

L’Église orthodoxe respecte pleinement la liberté de conscience de chaque individu et ne cherche pas à imposer la foi, qui est toujours proposée librement.

La présence d’icônes dans l’espace public ne restreint la liberté de personne, elle est l’expression de l’histoire, de la tradition et de l’identité spirituelle de notre peuple.

À une époque de matérialisme et de relativisme spirituel, où beaucoup de gens ont le sentiment de perdre leurs repères et le sens de la vie, les visages du Christ, de la Vierge Marie et des Saints, représentés dans les icônes, rappellent que l’homme ne vit pas sans racines, mais au sein d’une foi vivante, au sein d’une culture qui s’est forgée au fil des siècles et qui continue d’éclairer le chemin de notre vie.