Le projet de loi sur les « ingérences »

Le 22 juillet, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a déposé un projet de loi devant soi-disant protéger la sincérité du scrutin contre les ingérences étrangères. Pour Karine Bechet, ces mesures, qui remettent en cause la liberté d’expression, dépassent le cadre électoral et relèvent d’une véritable logique de contrôle total de la société.

Telle est la présentation que fait RT d’un article de Karine Bechet, docteur en droit, présidente de l’association de juristes franco-russes Comitas gentium, professeur invité à l’université de Moscou. Il est intitulé

Le ministère de la Vérité arrive en France : la chasse aux Français libres est ouverte

Puisque la dictature de l’UE a interdit l’accès à RT, voici le texte de cet article.

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Sainte Marthe

Illustration de la Légende dorée, traduction Jehan du Vignay, début du XVe siècle. BnF français 242.

Dans l’antique missel romain (c’est-à-dire le sacramentaire et l’antiphonaire) il y avait deux messes en ce jour : celle de saint Félix II pape et martyr, et celle des saints martyrs Simplice, Faustin et Béatrice.

Le martyrologe hiéronymien indiquait au 19 janvier : « Ierusolyma Marthæ et Mariæ sorores Lazari ».

Le Martyrologe d’Usuard mentionnait Marthe et Lazare le 27 décembre, et disait qu’en leur honneur on avait construit une basilique à Béthanie.

En 1263 la fête de sainte Marthe apparaît dans le calendrier franciscain au 29 juillet, à savoir au jour octave de la fête de sainte Marie Madeleine.

Elle prendra son essor avec la papauté d’Avignon, puisque si sainte Marthe est la patronne de Tarascon elle est aussi la patronne d’Avignon où elle prêcha d’abord la foi chrétienne. Et c’est alors que devinrent très populaires les récits provençaux sur les saints de Béthanie.

De ce fait les saints martyrs romains Simplice, Faustin et Béatrice passèrent au second plan puis disparurent du calendrier liturgique romain (ils restèrent dans le calendrier monastique parce que sainte Marthe n’y entra pas – sauf en France).

Quant à Félix II il avait déjà disparu, pour la bonne raison qu’il n’avait été ni saint, ni martyr, ni pape. On l’avait confondu avec un autre Félix. Ce « Félix II » avait été un antipape élu par les ariens pendant l’exil du peu reluisant Libère…

Dégâts collatéraux…

Le tout nouveau Premier ministre moldave Vasile Tofan se plaint des frappes ukrainiennes contre la Russie, parce qu’elles affectent l’économie du pays :

Une série de perturbations de la chaîne d’approvisionnement a créé une situation difficile, notamment en ce qui concerne le diesel. Cette situation découle de la destruction de plusieurs terminaux à Novorossiysk, ce qui a limité les exportations de pétrole en provenance du Kazakhstan. Environ 80 % des exportations de pétrole kazakh transitent par Novorossiysk ; ce pétrole constitue la principale matière première de la raffinerie Petromidia, en Roumanie, qui est le plus grand producteur de diesel pour la Roumanie et notre région.

(Vasile Tofan, qui est aussi roumain, ancien directeur chez Philips aux Pays-Bas, diplômé de Harvard, travaillait depuis 2011 à la direction d’une banque d’investissement à Kiev…)

La persécution en Ukraine

Le « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience » donne 30 jours à la laure de Potchaïev (l‘un des trois plus importants monastères d’Ukraine) pour apporter les preuves qu’elle n’a pas de liens avec Moscou.

Le monastère a déjà fait savoir à plusieurs reprises qu’il n’avait pas de liens avec Moscou puisqu’il dépend de l’Eglise orthodoxe ukrainienne qui est statutairement indépendante de l’Eglise orthodoxe russe.

Mais le 22 juillet le « Service d’Etat pour la politique ethnique et la liberté de conscience » a annoncé que le monastère de Potchaïev est « affilié à l’Eglise orthodoxe russe puisqu’il appartient à la métropole de Kiev dont il est déjà établi qu’elle est liée à Moscou.

Donc le monastère de Potchaïev ne pourra pas « prouver » qu’il n’a pas de liens avec Moscou, et la procédure judiciaire visant à l’interdire pourra commencer.

Il se trouve que ce même 22 juillet l’audience concernant l’interdiction de la laure des Grottes de Kiev a été une fois de plus reportée. Pas moins de 15 juges se sont déjà récusés. On n’arrive pas à trouver un juge qui restera dans l’histoire comme celui qui a chassé les moines d’un des plus hauts lieux d monde orthodoxe…

Saint Vladimir

Aujourd’hui en Russie c’est la fête de « saint Vladimir le Grand, égal aux apôtres : prince de Novgorod, grand prince de Kiev ». Le patriarche Cyrille a célébré la divine liturgie en la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, où se trouvent les reliques du saint. Puis il y a eu la procession jusqu’à la statue de saint Vladimir (18 mètres) sur la place Borovitskaïa.

On remarque une petite litanie en arabe, à 16’36. C’est que hier a été célébrée la fête patronale (saint Gabriel) de la Représentation du patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche à Moscou, avec trois métropolites du patriarcat orthodoxe d’Antioche concélébrant avec le métropolite Antoine de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Et voilà pour « l’isolement » du patriarcat de Moscou dans le monde orthodoxe…