NativitĂ© de saint Jean Baptiste

Doxastikon des laudes, par Georges Chatzitheodorou, protopsalte de la cathĂ©drale de la Toute Sainte Pleine de grĂące (Î Î±ÎœÎ±ÎłÎŻÎ±Ï‚ ΚΔχαρÎčτωΌέΜης) de Kalymnos, dans l’üle du mĂȘme nom. Musicologue, compositeur, professeur, fondateur de chƓurs et d’écoles, auteur de 15 livres sur le chant byzantin et le folklore grec, Georges Chatzithedorou a Ă©tĂ© honorĂ© du titre d’archonte de la Grande Eglise du Christ en 2009.

ገστᜎρ ጀστέρωΜ Î ÏÏŒÎŽÏÎżÎŒÎżÏ‚, στΔÎčρωτÎčÎșáż†Ï‚ ጐÎș ÎœÎ·ÎŽÏÎżÏ‚, ጐπ᜶ Îłáż†Ï‚ Ï„ÎŻÎșτΔταÎč ÏƒÎźÎŒÎ”ÏÎżÎœ, áŒžÏ‰ÎŹÎœÎœÎ·Ï‚ ᜁ ÎžÎ”ÎżÏ€ÏŒÎžÎ·Ï„ÎżÏ‚, Îșα᜶ ΧρÎčÏƒÏ„ÎżáżŠ ጐπÎčÏ†Î±ÎŻÎœÎ”Îč τᜎΜ Î±áœÎłÎźÎœ, áŒ€ÎœÎ±Ï„ÎżÎ»áœŽÎœ τᜎΜ ጐΟ áœ•ÏˆÎżÏ…Ï‚, Δጰς Î”áœÎžÎ”áż–Î±Îœ πÎčÏƒÏ„Îżáż–Ï‚ ÎŽÎčÎŹÎČασÎčΜ.

Astre des astres PrĂ©curseur, d’un sein stĂ©rile naĂźt aujourd’hui sur terre Jean l’aimĂ© de Dieu, qui manifeste la lumiĂšre du Christ, Soleil levant qui vient d’en haut pour diriger les pas des croyants.

Vigile de saint Jean Baptiste

PriĂšre du brĂ©viaire mozarabe, citĂ©e dans L’AnnĂ©e liturgique.

Adsunt, Domine, principia christianĂŠ lĂŠtitiĂŠ, quibus olim nasciturum in carne Verbum vox sanctificata prĂŠcessit, et luminis ortum lucis protestator insigniter nuntiavit : ex quo et christianĂŠ fidei sacramenta, et salutaris lavacri prodierunt insignia : cujus conceptus miraculum, cujus nativitas gaudium approbatur ; quĂŠsumus ergo, ut qui natalem nunc PrĂŠcursoris tui ovantes suscipimus, ad festum quoque natalis tui purgatis cordibus accedamus : ut vox, quĂŠ te prĂŠdicavit in eremo, nos purget in sĂŠculo ; et qui viam venturo Domino prĂŠparans corpora viventium suo lavit baptismate, nostra nunc corda suis precibus a vitiis et errore depurget : qualiter Vocis sequentes vestigia, ad Verbi mereamur pervenire promissa.

Voici commencer la joie chrĂ©tienne, ĂŽ Seigneur ! Le Verbe Ă  naĂźtre dans la chair est prĂ©cĂ©dĂ© d’une Voix qui l’annonce dans la saintetĂ© ; le lever de la lumiĂšre a pour avant-coureur un insigne tĂ©moin de ses rayons. Par lui Ă©clatent les mystĂšres de la foi nouvelle ; il manifeste le bain du salut. Sa conception est un prodige ; sa naissance est proclamĂ©e la joie du monde. Nous donc qui dans l’allĂ©gresse accueillons maintenant la naissance de votre prĂ©curseur, puissions-nous dans un cƓur purifiĂ© solenniser aussi la fĂȘte de votre naissance ! Que la voix qui vous prĂȘcha au dĂ©sert nous purifie dans le siĂšcle. PrĂ©parant les sentiers du Seigneur qui devait venir, le PrĂ©curseur lavait dans son baptĂȘme les corps de ceux qui vivaient en ce temps ; que maintenant, par sa priĂšre, il dĂ©livre nos cƓurs des vices et du mensonge : en sorte que, marchant Ă  la suite de la Voix, nous mĂ©ritions de parvenir aux promesses du Verbe.

Un sous-fifre de la dictature nommĂ© William Medley

On lira ci-dessous la trĂšs intĂ©ressante et trĂšs rĂ©vĂ©latrice lettre de l’évĂȘque d’Oswensboro, dans le Kentucky, par laquelle il donne l’ordre Ă  un prĂȘtre d’arrĂȘter de cĂ©lĂ©brer la messe traditionnelle. Il rappelle trĂšs bien et en dĂ©tail ce qu’est la dictature liturgique actuelle, et qu’elle est toujours en vigueur.  On goĂ»tera la « permission exceptionnelle Â» gĂ©nĂ©reusement donnĂ©e au prĂȘtre de cĂ©lĂ©brer la messe de Paul VI ad orientem


Pendant ce temps-lĂ , un autre Ă©vĂȘque amĂ©ricain, Mgr Michael Burbidge, d’Arlington en Virginie, annonce la crĂ©ation, au 1er juillet, de la chapellenie Notre-Dame-de-la-Victoire, administrĂ©e par deux prĂȘtres de la FraternitĂ© sacerdotale Saint-Pierre « pour rĂ©pondre aux besoins des fidĂšles qui assistent Ă  la messe et reçoivent les autres sacrements selon la forme extraordinaire Â». Or il n’y a plus de « forme extraordinaire Â» depuis Traditionis custodes, texte par lequel sont formellement interdits les autres sacrements traditionnels, seule la messe pouvant ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e selon des conditions draconiennes et en dehors des paroisses.

Bref, c’est l’anarchie.

Cher P. Kennedy,

Je vous remercie de me donner l’opportunitĂ© d’évoquer la cĂ©lĂ©bration de la Messe selon le Missel Romain de 1962. J’ai passĂ© en revue ma correspondance avec le Saint-SiĂšge datant de 2023 o il Ă©tait indiquĂ© : “Si, Ă  l’issue de cette pĂ©riode, vous souhaitez renouveler cette autorisation, vous devrez nous envoyer une nouvelle relatio accompagnĂ©e de votre demande. Cette relatio devra contenir des dĂ©tails sur le nombre de participants Ă  ces messes, et elle devra exposer les mesures qui ont Ă©tĂ© prises pour conduire les fidĂšles attachĂ©s Ă  la liturgie antĂ©rieure vers la cĂ©lĂ©bration de la liturgie selon les livres liturgiques rĂ©formĂ©s par dĂ©cret du Concile Vatican II et qui constituent l’expression unique de la lex orandi du rite romain.”

N’étant pas en mesure de dĂ©montrer que cette condition a Ă©tĂ© remplie, je ne suis pas habilitĂ© Ă  demander une prolongation de l’instruction du Saint-SiĂšge, et je vous ordonne de ne plus cĂ©lĂ©brer la messe selon le Missel Romain de 1962 aprĂšs le 30 juin 2026.

Je sais que, dans certains diocÚses, les fidÚles qui ont manifesté une préférence pour la messe célébrée en latin ont accepté la messe du Novus Ordo célébrée en latin.

J’ai confiance qu’entre maintenant et le 1er juillet vous pourrez vous procurer un Missel de Paul VI en latin. Je vous accorderai la permission exceptionnelle de cĂ©lĂ©brer cette Messe ad orientem.

Comme nous en avons discutĂ©, j’ai laissĂ© s’écouler prĂšs d’un an depuis la rĂ©ception de cet accord du Saint-SiĂšge. Je l’ai fait en hommage au pape François. J’ai autorisĂ© la poursuite de la messe traditionnelle en latin aprĂšs l’élection du pape LĂ©on XIV afin de voir s’il reconsidĂ©rerait la question de la messe cĂ©lĂ©brĂ©e dans les Ă©glises paroissiales. AprĂšs plus d’un an, et Ă  la suite du consistoire du CollĂšge des cardinaux de janvier, au cours duquel ceux-ci ont expressĂ©ment choisi de ne pas rĂ©examiner Traditionis custodes, je me sens tenu, en tant qu’évĂȘque, d’agir conformĂ©ment aux directives du Saint-SiĂšge.

En ce qui concerne les fidĂšles qui pourraient s’opposer Ă  cette directive, vous pouvez bien sĂ»r me les adresser, mais veuillez prĂ©ciser que j’agis conformĂ©ment Ă  la promesse que j’ai faite au Pape, l’évĂȘque de Rome.

Je vous suis reconnaissant pour votre ministÚre auprÚs de cette petite et unique communauté. Et je vous assure de mes priÚres pour eux et pour vos, et veuillez tous prier pour moi.

Bilan

Jusqu’ici l’armĂ©e israĂ©lienne a tuĂ© plus de 4.000 personnes au sud du Liban, et dĂ©truit plus de 11.000 maisons.

Bien sûr ce sont seulement des terroristes. Surtout les enfants.

De Starmer Ă  Burnham

Keir Starmer est donc dĂ©missionnaire. Ce n’est pas une surprise. Il sera remplacĂ© par Andy Burnham. Ce ne sera pas non plus une surprise. AprĂšs la dĂ©faite des travaillistes aux rĂ©centes Ă©lections locales, les regards des mĂȘmes travaillistes se sont tournĂ©s vers Andy Burnham pour remplacer Starmer. Mais Burnham n’était plus dĂ©putĂ© depuis 2017 : il Ă©tait devenu maire du Grand Manchester. Pour ĂȘtre Premier ministre il doit ĂȘtre dĂ©putĂ©. Donc l’un des dĂ©putĂ©s travaillistes du Grand Manchester a dĂ©missionnĂ©, et Andy Burnham a Ă©tĂ© Ă©lu dĂ©putĂ© le 18 juin…

Non seulement il n’y a aucune amĂ©lioration Ă  attendre, mais Andy Burnham est pire que Keir Starmer : il se veut socialiste pur et dur, anti-nationaliste pour le Royaume-Uni mais nationaliste russophobe pour l’Ukraine. En avril dernier il recevait Ă  Manchester les maires de Lvov et de Boutcha


Hier, l’édition dominicale du Times a publiĂ© un article surrĂ©aliste :

Comment l’Église catholique a façonnĂ© Andy Burnham

Le catholicisme a marquĂ© de son empreinte le foyer, l’Ă©cole et les rues oĂč le nouveau dĂ©putĂ© a grandi. Il a forgĂ© la vision que cet ancien enfant de chƓur emportera avec lui Ă  Downing Street.

Mais peut-ĂȘtre est-il temps d’admettre que c’est ça maintenant le catholicisme


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Addendum

En 2015, quand il avait tentĂ© de prendre la tĂȘte du parti travailliste, il avait dit que s’il Ă©tait choisi son premier voyage Ă  l’Ă©tranger serait en IsraĂ«l.