Pour en finir avec les « lectures » (4)

Il y avait ce matin avant la divine liturgie, au monastère Sretenski de Moscou, l’ordination d’une vingtaine de « lecteurs » tonsurés. On voit qu’après la tonsure ils doivent « lire » l’épitre, ce qui est leur activité première. C’est-à-dire qu’ils doivent savoir chanter l’épître, ce qu’ils montrent à tour de rôle devant l’évêque (il s’agit ici du métropolite Théognost de Kachira, ancien abbé de la laure de la Trinité-Saint-Serge et archevêque de Serguei-Possad, aujourd’hui vicaire du patriarche Cyrille).

Le « lecteur » est quelqu’un qui chante, car les « lectures » liturgiques sont des chants. Et ici en slavon, langue liturgique.

(Dans leur calendrier c’est aujourd’hui la fête de l’icône de la Mère de Dieu de Vladimir. En quelque sorte la fête patronale du monastère. En effet Sretenski veut dire : « de la rencontre ». Et il s’agit de la rencontre de cette icône, qu’on avait fait venir de Vladimir pour conjurer le péril des armées de Tamerlan. De fait ces armées repartirent et Moscou fut sauvée. C’était en 1395. Sur la place où les habitants de Moscou avaient « rencontré » l’icône, le grand-prince de Moscou Vassili Ier fit construire le monastère.)

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Pour en finir avec les lectures 1, 2, 3.


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