
En France on fait mémoire de sainte Radegonde, reine des Francs, veuve et moniale, fondatrice du monastère de la Sainte Croix à Poitiers. En 2020 j’avais donné deux collectes de sa messe. Celle qu’on trouve dans un missel de Tours en 1939, et celle du propre de la congrégation de France de l’ordre de saint Benoît. En voici une troisième, celle du propre de France de la congrégation monastique du Mont Cassin.
Deus, cujus amóre beáta Radegúndis ex aulæ tumúltu, spretis mundi illécebris, in solitúdinem evolávit, tríbue nobis ex ejus imitatione terréna despícere et amáre cælestia.
Ô Dieu, dont l’amour a conduit la bienheureuse Radegonde à fuir le tumulte de la cour et à dédaigner les séductions du monde pour s’envoler dans la solitude, accorde-nous, à son exemple, de mépriser les choses terrestres et d’aimer les choses célestes.
On retrouve ici l’expression « terréna despícere et amáre cælestia » qui termine de nombreuses oraisons, et qui est aujourd’hui bannie de l’Eglise qui se dit encore catholique, alors qu’elle est de la plus pure tradition des pères, des saints, et d’abord de l’Evangile. La censure totale de cette expression est une des preuves les plus patentes que la néo-liturgie fabriquée après Vatican II n’est pas catholique.
L’an dernier j’avais publié les illustrations pleine page de la Vie de sainte Radegonde par saint Venance Fortunat, édition de 1101.
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