Corfou à Kazan

Le métropolite Nectaire de Corfou célébrait ce matin la divine liturgie en la cathédrale de l’Icône de la Mère de Dieu de Kazan à Kazan. Grandiose. En grande partie en grec. Le métropolite était venu avec notamment un diacre qui chante magnifiquement, et dont le chant est une leçon de diction du grec liturgique (à 38’22). Le chœur de la cathédrale est admirable, tant en grec qu’en slavon.

On a une idée de l’affluence quand on voit le défilé continu des fidèles, pendant deux heures et demie, venant vénérer la main droite de saint Spyridon (et l’on ne voit pas le début… ni la fin).

Cette visite du métropolite Nectaire, apportant en Russie la relique du saint martyr de Corfou, et recevant une décoration du patriarche Cyrille, montre que c’est aussi un mythe que le « schisme » entre les Grecs et les Russes. (Ainsi à la grande entrée le métropolite de Corfou a-t-il commémoré en grec « Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Rus Cyrille ».)


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8 réflexions sur “Corfou à Kazan”

    • Il n’y a pas de chaises dans les églises en Russie… comme autrefois chez nous.

      Non seulement ils doivent rester debout, mais ceux qui communient n’ont rien mangé ni bu depuis la veille.

      Ce n’est pas une religion au rabais.

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      • Merci de votre réponse.
        Ceci dit, quand vous parlez de religion au rabais, l’essentiel du travail spirituel ne s’arrête pas aux formes extérieures.
        Sinon, nos anciens qui pratiquaient ces formes seraient tous de grands saints et nous n’en serions pas là aujourd’hui.

        C’est parfois ce que je suis tenté d’expliquer aux fidèles de la FSSPX.

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      • Pratiquer les « formes extérieures » ne suffit évidemment pas à procurer la sainteté. Mais la sainteté est impossible sans la pratique des formes extérieures, contrairement à ce que veut faire croire l’idéologie postconciliaire, qui s’oppose à toute la tradition. D’ailleurs les formes extérieures, quand elles sont pratiquées avec foi et amour de Dieu, sont également intérieures, ce sont des manifestations de prière. Celui qui s’imagine devenir saint sans ascèse, sans une véritable ascèse, fait fausse route. C’est malheureusement ce qu’on fait croire à tous ces nouveaux catéchumènes dont on se gargarise.

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      • Aujourd’hui, il y a souvent des sièges le long des murs pour les personnes âgées. Et dans le Tradition, la plupart des fidèles d’un certain âge pratiquent le jeûne eucharistique depuis la veille et communient à genoux et aux messes basses restent à genoux sauf pour l’évangile. Les Orthodoxes privilégient la position débout et communient debout, signe de résurrection. Nous communions à genoux signe de vénération et d’adoration. Et je remarque beaucoup de déplacements et va-et-vient, sorties et retours pendant les longues célébrations. A chacun ses coutumes légitimes et comme le fait remarquer Dominique « l’essentiel du travail spirituel ne s’arrête pas aux formes extérieures ». C’est l’esprit révolutionnaire qui prédomine comme dans le NO latin ou chez les protestants qui pose problème en « horizontalisant » et « nombrilisant » les célébrations. Et les jubés (presque partout retirés en occident), faisaient office de séparation sacré/profane, comme l’iconostase.

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      • Bien d’accord avec vous Dauphin sur les jubés ! A ND de Paris ils ont trouvé enfouis sous les dalles du transept, des restes du jubé ancien, enterré là comme on enterre un défunt. Magnifique.

        Quant à la position debout, c’est très bien. Bon, au bout de cinq heures lors de la nuit Pascale, c’est vrai que ça tire un peu à la fin.

        Et n’oubliez pas qu’en terme de position « à genou » très souvent les fidèles (selon les usages) pratiquent la « grande métanie » (prosternation au sol) au moment de la consécration et de l’épiclèse. Et aussi lors des offices de carême entre autres.

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