Quel est donc celui que représente le Pharisien présumant de sa fausse justice, si ce n’est le peuple juif ? Quelle est celle que désigne la femme pécheresse, suivant les pas du Seigneur et pleurant, si ce n’est la Gentilité convertie ? Elle vint avec un vase d’albâtre, répandit le parfum, se tint en arrière aux pieds du Seigneur, inonda ses pieds de ses larmes, les essuya avec ses cheveux, et elle ne cessa de baiser ces mêmes pieds qu’elle inondait et essuyait. C’est donc nous que cette femme représente, si, après nos péchés, nous retournons au Seigneur de tout cœur, si nous imitons les pleurs de sa pénitence.
Que veut en effet dire ce parfum, si ce n’est la bonne odeur de notre réputation ? C’est pourquoi saint Paul dit : « Nous sommes en tout lieu pour Dieu la bonne odeur du Christ. » Si donc nous faisons des œuvres bonnes, qui répandent dans l’Église l’odeur d’une bonne réputation, que faisons-nous en ce qui concerne le corps du Seigneur, sinon de l’inonder de parfum ?
Mais la femme se tint aux pieds de Jésus : nous nous mettons devant les pieds du Seigneur quand nous nous opposons à ses voies par nos péchés. Mais si nous nous convertissons après nos fautes et embrassons une pénitence sincère, alors nous nous tenons en arrière, à ses pieds, car nous voulons suivre ses pas au lieu de les arrêter.
La femme arrose ses pieds de ses larmes, ce que nous faisons aussi vraiment si, par un sentiment de compassion, nous nous inclinons vers le moindre des membres du Seigneur, si nous prenons part à la souffrance de ses saints dans la tribulation, si, leur tristesse, nous la considérons comme notre tristesse. Nous essuyons donc de nos cheveux les pieds du Seigneur, lorsque nous montrons notre pitié pour ses saints, auxquels nous compatissons par charité, même au moyen de notre superflu, de telle façon que notre esprit souffre dans sa compassion, au point qu’une main généreuse montre le sentiment vif de la douleur.
Celui-là en effet mouille de ses larmes les pieds du Rédempteur, mais ne les essuie pas de ses cheveux, qui compatit, il est vrai, à la douleur de son prochain, mais ne lui vient pas en aide de son superflu. Il pleure, mais il n’essuie pas, celui qui lui présente les paroles de la douleur, mais qui, ne lui présentant pas ce qui lui manque, n’enlève pas du tout la force de la douleur. La femme baise les pieds qu’elle essuie, ce que nous aussi nous faisons véritablement, si nous aimons ardemment ceux que nous soutenons de notre libéralité, de façon que le besoin du prochain ne nous soit pas à charge. Que son indigence, que nous soulageons, ne nous soit pas un fardeau et que, alors que la main présente le nécessaire, notre esprit ne soit pas engourdi loin de l’affection.
Saint Grégoire le Grand, homélie 33 sur les évangiles, leçons des matines.
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C’était la semaine passée les QT.
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Pour moi aussi. Mais dans le calendrier de 1960 c’est cette semaine.
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Ah bon! Je suis le calendrier du Barroux; c’est bien cette semaine.
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Missel 1962, comme la FSSP, Bon Pasteur, ICRSP, FSSPX (et oui…)
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Dans le missel de Paupaul, c’est laissé à la discrétion des Confs épiscopales. Comme c’est des jours de jeune, de pénitence et d’aumône, autant dire qu’on n’en entend plus parler en francophonie. Pénitence? C’est quoi?
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C’est le « Pour moi aussi » de notre blogueur préféré qui m’a interpellé!
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Les quatre temps sont célébrés dans la troisième semaine du mois. Je dis l’office dans un bréviaire (monastique) imprimé en 1953. Avant 1960, et depuis toujours, le « premier dimanche du mois » est liturgiquement le dimanche le plus proche du premier jour du mois. Ainsi le premier dimanche de septembre était cette année le 30 août. En 1960 a été décidé de suivre le calendrier du monde, donc le premier dimanche du mois est le premier dimanche de ce mois, ce qui renvoie au 6 septembre, ce qui provoque un décalage d’une semaine.
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Grand merci Yves Daoudal pour cette simple explication qui éclate à bon escient la petite polémique
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