

Trouvé sur le site de la paroisse orthodoxe Saints Cosme et Damien d’Avignon.
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• Aperçu de la messe latine de ce jour par dom Pius Parsch avec liens vers les chants du propre : ici.


Trouvé sur le site de la paroisse orthodoxe Saints Cosme et Damien d’Avignon.
*
• Aperçu de la messe latine de ce jour par dom Pius Parsch avec liens vers les chants du propre : ici.
La liturgie continue de faire écho à l’Ascension.
Au Benedictus :
Ascéndo ad Patrem meum, et Patrem vestrum: Deum meum, et Deum vestrum, allelúia.
Je monte vers Mon Père et votre Père, Mon Dieu et votre Dieu, alléluia.
Au Magnificat :
O Rex glóriæ, Dómine virtútum, qui triumphátor hódie super omnes cælos ascendísti, ne derelínquas nos órphanos; sed mitte promíssum Patris in nos, Spíritum veritátis, allelúia.
Ô Roi de gloire, Seigneur des armées, qui êtes monté aujourd’hui en triomphateur au-dessus de tous les cieux, ne nous laissez pas orphelins mais envoyez sur nous le promis du Père, l’Esprit de vérité, alléluia.
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Le martyrologe évoque d’abord les martyrs romains Faustin, Timothée et Vénuste. Puis des martyrs d’Afrique dont parle saint Cyprien : Caste et Emile. Puis le martyr saint Basilisque de Comane dans le Pont. Puis sainte Julie, martyre corse. Puis
En Espagne, sainte Quiterie, vierge et martyre.
En réalité, la première version du martyre de sainte Quiterie situe celui-ci à Aire-sur-l’Adour, où il y a une église qui porte son nom, près de laquelle se trouve la fontaine qui jaillit lorsqu’elle fut décapitée et que sa tête toucha le sol. C’est pourquoi il y a des Quiterie (ou Quitterie) en Gascogne. Le martyre de sainte Quitèira (en gascon) fut ensuite transporté et transposé en Espagne, au XIe siècle, par l’évêque Bernard de Sédirac, moine clunisien, abbé de Sahagun dans le royaume de Léon, premier archevêque de Tolède lors de la Reconquista, « primat de toutes les Espagnes ».

Le blog NewLiturgical Movement, excellent au demeurant, commence la publication d’une étude en trois parties, du Polonais Paweł Jarnicki, censée démontrer que c’est l’installation de micros dans les églises qui est responsable de la « réforme » de la messe et de l’abandon du latin.
Subodorant sans doute qu’il y a un hic, Peter Kwasniewski publie la traduction de l’article sous un titre interrogatif. Mais le texte lui-même est très affirmatif. Il entend prouver que Marshal McLuhan avait raison quand il affirmait à propos de la « messe en latin » (à savoir la messe traditionnelle) :
« Beaucoup de gens vont déplorer la disparition de la messe en latin dans l’Église catholique sans se rendre compte qu’elle a été victime de l’installation d’un micro sur l’autel. »
« Le latin n’a pas été victime de Vatican II ; c’est l’introduction du micro qui l’a tué. Beaucoup de gens, y compris la hiérarchie ecclésiastique, ont déploré la disparition du latin sans comprendre qu’elle résultait de l’introduction d’un outil technologique qu’ils avaient accepté avec tant d’enthousiasme. »
Le problème est qu’il n’est pas besoin d’attendre la publication des deux autres parties de l’article, ni même d’aller au bout de la première partie, pour savoir que c’est complètement faux.
Quoi qu’on pense des micros, internet nous montre chaque jour de nombreuses liturgies orientales qui usent, voire abusent, des micros, et qui sont parfaitement traditionnelles. Comme le savent mes lecteurs, chaque dimanche la paroisse athénienne de l’Ascension retransmet depuis longtemps sa divine liturgie, intégralement chantée en grec ancien. Et SoyouzTV, la chaîne de l’Eglise orthodoxe russe, retransmet chaque jour une ou deux divines liturgies intégralement chantées en slavon. Ce ne sont que les deux exemples les plus évidents. De nombreux autres sites, grecs, russes, biélorusses, ukrainiens, bulgares… et celui de la cathédrale Saint-Alexandre-Newski de Paris, retransmettent des divines liturgies officielles qui n’ont pas été « réformées » à cause du micro…
Tous ces sites apportent une preuve massive que le micro est la victime d’une erreur judiciaire… Et il y a assez à faire comme cela sur le plan liturgique pour ne pas aller chercher des arguments dépourvus de toute portée.
Tel est l’intitulé liturgique de ce jour depuis 1955. Auparavant (et donc toujours dans mon bréviaire), c’était l’octave de l’Ascension. Et dans le calendrier byzantin c’est toujours la liturgie de l’Ascension, dont la « clôture » est demain. Voici le bref mégalynaire de la divine liturgie (qui comme pour toutes les fêtes est l’hirmos de la 9e ode des matines, et c’est un texte sublime de saint Jean Damascène), chanté par Evanthia Vavoulioti, deuxième chantre de l’église Saint-Georges d’Eleusis. (On reconnaît à sa gauche le deuxième chantre de l’église de l’Ascension d’Athènes Charalampos Kalapanidas.)
Σὲ τὴν ὑπὲρ νοῦν καὶ λόγον Μητέρα Θεοῦ, τὴν ἐν χρόνῳ τὸν ἄχρονον ἀφράστως κυήσασαν, οἱ πιστοὶ ὁμοφρόνως μεγαλύνομεν.
Toi qui, dépassant notre esprit et notre entendement, Mère de Dieu, as enfanté dans le temps l’intemporel d’une manière ineffable, nous, fidèles, d’une seule voix nous te magnifions.
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Et voici, par la même, in situ, le mégalynaire pascal.
Ὁ ἄγγελος ἐβόα τῇ κεχαριτωμένῃ· Ἁγνὴ Παρθένε, χαῖρε, καὶ πάλιν ἐρῶ· Χαῖρε· ὁ σὸς υἱὸς ἀνέστη τριήμερος ἐκ τάφου.
Φωτίζου, φωτίζου ἡ νέα Ἱερουσαλήμ· ἡ γὰρ δόξα Κυρίου ἐπὶ σὲ ἀνέτειλε. Χόρευε νῦν, καὶ ἀγάλλου Σιών· σὺ δὲ ἁγνή, τέρπου, Θεοτόκε, ἐν τῇ ἐγέρσει τοῦ τόκου σου.
L’Ange du Seigneur cria à la Vierge pleine de grâce : Vierge sainte, réjouis-toi ; je le dis encore, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité du tombeau, le troisième jour.
Resplendis de lumière, nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur a brillé sur toi. Exulte et danse de joie, fille de Sion ; réjouis-toi aussi, sainte Mère de Dieu, en ce jour où ressuscite ton Fils.
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C’est la fête de l’Ascension aujourd’hui dans les Eglises orthodoxes.

Portrait par Stefano di Giovanni dit « Il Sassetta », peintre de Sienne, 1444 (l’année même de la mort du saint).

Comme souvent sur les portraits de saint Bernardin il y a l’inscription (à gauche) « Manifestavi nomen tuum hominibus » : J’ai manifesté ton nom aux hommes (Jean 17,6). Dans l’évangile c’est Jésus qui évoque le Père. Dans la bouche de saint Bernardin, c’est la prédication du nom de Jésus. Il se trouve que le saint est mort pendant les premières vêpres de l’Ascension, quand on chantait l’antienne de Magnificat « Pater, manifestávi nomen tuum homínibus… »
Notice de Stéphane Mendelssohn dans le Guide artistique de la province de Sienne :
Bernardino degli Albizzeschi est représenté en pied, vu de trois quarts et revêtu de l’habit gris des franciscains, maintenant devant lui la tablette ornée du trigramme du Christ dont il est réputé être l’inventeur. L’auréole de la sainteté est venue remplacer les rayons que l’on devine encore autour de sa tête et qui signalent habituellement la figure d’un bienheureux. Elle a été ajoutée tardivement, probablement par une autre main que celle de Sassetta, après la canonisation de Bernardino qui eut lieu en 1450, de même que d’autres repeints, tel le détail de la colombe murmurant à l’oreille du saint pour lui communiquer l’inspiration divine.

Sous la figure du saint, la présence d’une scène historiée vient, à la manière d’une prédelle, ajouter une dimension narrative, complétant ainsi l’information véhiculée par l’œuvre. Bernardin y apparaît installé dans une chaire de bois d’apparence rustique, brandissant un crucifix qu’il désigne également de l’index, selon une iconographie appelée à devenir traditionnelle. À l’arrière-plan, une rangée de fidèles anonymes simulant une foule groupée écoutent à genoux les paroles du saint. Sur le devant de la scène, dix figures de pénitents nu-pieds sont agenouillées deux à deux. Vêtus d’un habit blanc largement déchiré dans le dos pour y recevoir le fouet, et marqué d’un crâne sur l’épaule, il s’agit de membres de la confrérie de San Giovanni Battista della Morte, fondée en 1425 pour assister les condamnés à mort et porter secours aux prisonniers. Il est probable que l’image peinte du saint fut commandée à l’occasion d’un prêche que Bernardin fit devant les membres de cette confrérie en montrant un crucifix en bois qu’il leur offrit ensuite (il est aujourd’hui conservé par la confrérie de Saint-Sébastien). Selon Laura Martini, « en décembre 1444, la confrérie versa 11 florins à un certain ‘maitre Stefano, peintre’, qui est sans doute Stefano di Giovanni, dit Sassetta ».