• Le Pardon de saint Yves, cantique composé pour célébrer la reconstruction du tombeau.
• La reconstruction du tombeau, le témoignage d’Anatole Le Braz et le cantique N’an n’eus ket en Breiz.
• Le Pardon de saint Yves, cantique composé pour célébrer la reconstruction du tombeau.
• La reconstruction du tombeau, le témoignage d’Anatole Le Braz et le cantique N’an n’eus ket en Breiz.
La retransmission vidéo de la divine liturgie en l’église de l’Ascension d’Athènes commence toujours par la fin des matines. Hier, c’était au tout début de la retransmission l’évangile de la Résurrection, celui du jour, du 8e eothinon, à savoir celui de Marie-Madeleine au tombeau (Jean 20, 11-18). Ce qu’on appelle la « lecture de l’évangile de la Résurrection » aux matines. Mais qui est évidemment chantée. Et ici c’est par l’archimandrite Nicodème Kabarnos. Il faut entendre le « Maria », à 1’55.
Quant aux « lectures » de la divine liturgie, on a l’épître, à 1h07’37, qui est évidemment chantée quoique fort longue, et on a l’évangile, à 1h14’05, évidemment chanté quoique fort long puisque c’est presque tout le chapitre 9 de saint Jean (la guérison de l’aveugle-né).
Je rappelle que tout cela est en grec ancien, celui de la sainte Ecriture, et qu’il s’agit d’une paroisse « normale » d’Athènes.
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A noter d’autre part dans cette vidéo, le chant des stichères des laudes (de Pâques), à partir de 21’25, le premier :
Κύριε, ἐσφραγισμένου τοῦ τάφου ὑπὸ τῶν παρανόμων, προῆλθες ἐκ τοῦ μνήματος, καθὼς ἐτέχθης ἐκ τῆς Θεοτόκου, οὐκ ἔγνωσαν πῶς ἐσαρκώθης, οἱ ἀσώματοί σου Ἄγγελοι, οὐκ ᾔσθοντο πότε ἀνέστης, οἱ φυλάσσοντές σε στρατιῶται· ἀμφότερα γὰρ ἐσφράγισται τοῖς ἐρευνῶσι, πεφανέρωται δὲ τὰ θαύματα, τοῖς προσκυνοῦσιν, ἐν πίστει τὸ μυστήριον· ὃ ἀνυμνοῦσιν, ἀπόδος ἡμῖν ἀγαλλίασιν, καὶ τὸ μέγα ἔλεος.
Seigneur, malgré les scellés posés par les impies, tu es sorti du tombeau comme tu es né de la Mère de Dieu ; et, comme les Anges ne purent s’expliquer ta mystérieuse incarnation, les soldats ne purent observer le moment de ta sainte résurrection, car cette double merveille est scellée pour les savants, mais se révèle à ceux qui adorent avec foi le mystère qu’ils célèbrent de leurs chants. *Donne-nous la joie et la grande miséricorde.
Et surtout le troisième, à 24’27 :
Κύριε, αἱ Γυναῖκες ἔδραμον ἐπὶ τὸ μνῆμα, τοῦ ἰδεῖν σε τὸν Χριστόν, τὸν δι’ ἠμᾶς παθόντα· καὶ προσελθοῦσαι, εὗρον Ἄγγελον ἐπὶ τὸν λίθον καθήμενον, τῷ φόβῳ κυλισθέντα· καὶ πρὸς αὐτὰς ἐβόησε λέγων· Ἀνέστη ὁ Κύριος, εἴπατε τοῖς μαθηταῖς, ὅτι ἀνέστη ἐκ νεκρῶν, ὁ σῴζων τὰς ψυχὰς ἡμῶν.
Seigneur, les saintes femmes coururent au sépulcre pour te voir, ô Christ qui as souffert pour nous ; et, lorsqu’elles furent arrivées, elles trouvèrent un Ange assis sur la pierre du tombeau ; et cet Ange leur dit : Le Seigneur est ressuscité ; allez dire aux Apôtres qu’il est ressuscité des morts, le Sauveur de vos âmes !
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Spectaculaire hymne des chérubins à 1h25’04 (après un début austère).

Il y a plusieurs saints de ce nom : un abbé de Saint-Martin de Tours au Ve siècle, un évêque de Ligurie du VIe siècle apprécié de saint Grégoire le Grand, un ancien officier de Pépin le Bref, devenu ermite près d’Aire sur la Lys, assassiné en 766 (c’est lui qui a donné son nom à une commune du Pas-de-Calais), et le martyr du IIIe siècle célébré ce jour, saint Venant de Camerino. (Il faut ajouter le poète et évêque de Poitiers qu’il est convenu d’appeler Venance Fortunat.)
Venant, originaire de Camerino, en Italie, était âgé de 15 ans lorsqu’il fut dénoncé comme chrétien à Antiochus, alors gouverneur de la ville, sous l’empereur Dèce. Il se présenta devant ce magistrat à la porte de la ville. Celui-ci, après l’avoir tenté longuement par des promesses et des menaces, le fit battre de verges et charger de chaînes. Délivré de ses liens par un ange, Venant fut ensuite brûlé avec des torches ardentes et suspendu, la tête en bas, au-dessus d’un brasier fumant. On le ramena devant le gouverneur, on lui cassa toutes les dents, on lui brisa les mâchoires et, ainsi mutilé, on le jeta dans un égout. Retiré de ce lieu par un ange, il se présenta de nouveau devant un juge ; celui-ci, pendant que Venant parlait, tomba de son tribunal et expira en s’écriant : « Le Dieu de Venant est le vrai Dieu ; détruisez les nôtres. » Enfin, après d’autres tourments raffinés, Venant acheva le cours de son glorieux martyre.
Abbé Henri Berthet, Le saint du jour (1948).
• Les triptyques de Niccolò de Foligno (« Alunno »), et de Carlo Crivelli.
• Les peintures murales de l’église Sant-Venant de Pfärrenbach, Horgenzell, Bade-Wurtemberg.
• Les oraisons.
Le deuxième alléluia.
Allelúia. Non vos relínquam órphanos : vado, et vénio ad vos, et gaudébit cor vestrum. Allelúia.
Je ne vous laisserai pas orphelins ;
Je m’en vais, mais je reviendrai vers vous,
Et il se réjouira votre cœur. Jean XIV, 18, 28.

Après le premier Alléluia, un peu froid, nous trouvons ici un chant plein de consolation, apaisant la douleur de la séparation et chassant le sentiment de solitude et d’isolement ; un chant de joyeux retour. « Par le Saint-Esprit, le Seigneur viendra au plus profond de notre cœur, il sera un avec nous, il sera bien plus proche de nous qu’il ne l’était autrefois des Apôtres lorsqu’il demeurait parmi eux en chair et en os. Notre cœur sentira sa proximité et se réjouira » (W. K.). Nous avons ici l’une des mélodies les plus ferventes composée dans le premier mode ; sans doute évite-t-elle volontairement une tessiture plus étendue afin de pénétrer plus facilement notre cœur.
(Je ne sais pas qui est « W. K. », qui ne correspond à aucun des livres de la bibliographie donnée par dom Johner en tête de son livre.)

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La première ode des matines au monastère de Vatopedi, sur l’Athos.
«Τῷ Σωτῆρι Θεῷ, τῷ ἐν θαλάσσῃ λαόν, ποσὶν ἀβρόχοις ὁδηγήσαντι, καὶ Φαραὼ πανστρατιᾷ καταποντίσαντι, αὐτῷ μόνῳ ᾄσωμεν, ὅτι δεδόξασται».
ᾌσωμεν πάντες λαοὶ τῷ ἐπὶ ὤμων Χερουβὶμ ἀναληφθέντι, μετὰ δόξης Χριστῷ, καὶ συγκαθίσταντι ἡμᾶς ἐν δεξιᾷ τοῦ Πατρός, ᾠδὴν ἐπινίκιον, ὅτι δεδόξασται.
Τὸν μεσίτην Θεοῦ καὶ ἀνθρώπων Χριστόν, χοροὶ Ἀγγέλων θεασάμενοι, μετὰ σαρκὸς ἐν ὑψίστοις ἐξεπλήττοντο· συμφώνως δὲ ἀνέμελπον, ὕμνον ἐπινίκιον.
Τῷ ὀφθέντι Θεῷ, ἐπὶ τοῦ ὄρους Σινᾶ, καὶ νόμον δόντι τῷ θεόπτῃ Μωσεῖ, τῶν Ἐλαιῶν ἐκ τοῦ ὄρους ἀναληφθέντι σαρκί, αὐτῷ πάντες ᾄσωμεν, ὅτι δεδόξασται.
Ἄχραντε Μῆτερ Θεοῦ, τὸν σαρκωθέντα ἐκ σοῦ, καὶ ἐκ τῶν κόλπων τοῦ γεννήτορος μὴ ἐκφοιτήσαντα Θεόν, ἀπαύστως πρέσβευε, ἐκ πάσης περιστάσεως, σῶσαι οὓς ἔπλασεν.
Le Dieu sauveur qui a conduit à pied sec sur la mer rouge le peuple d’Israël, submergeant le Pharaon et toute son armée, chantons-le comme le seul digne de nos chants, car il s’est couvert de gloire. (bis)
Tous les peuples, chantons le Christ qui s’est élevé glorieusement sur les épaules des Chérubins pour nous asseoir avec lui à la droite du Père : chantons-lui notre hymne de victoire, car il s’est couvert de gloire.
Le chœur des anges, voyant le Christ, le médiateur entre Dieu et les mortels, monter dans les hauteurs avec sa chair, fut saisi de crainte et, d’une même voix, se mit à chanter l’hymne de victoire.
Le Dieu qui apparut sur le mont Sinaï et qui donna la Loi à Moïse le Voyant, s’est élevé corporellement depuis le mont des Oliviers : ensemble chantons-le, car il s’est couvert de gloire.
Vierge pure et Mère de Dieu, intercède constamment auprès du Dieu qui a pris chair en ton sein sans quitter celui de son Père dans les cieux : qu’il sauve de tout danger ceux qu’il forma de sa main !