L’Eglise ubukrainienne

Les gros bras de l’Eglise du pouvoir ukrainien continuent de voler des lieux de culte de l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Dernière prise en date : l’église Saint-Alexandre-Nevski d’Odessa.

Cette fois, ce sont les agents d’une entreprise privée de sécurité (appartenant à un conseiller régional) qui ont été chargés de la basse besogne. Tous en uniforme noir et armés de matraques, ils ont déclaré qu’ils étaient « la nouvelle communauté paroissiale ». Ils ont brutalement chassé les fidèles, dont certains ont dû être hospitalisés, un prêtre a été jeté à terre et étranglé. Puis les portes ont été fermées.

L’Eglise du pouvoir informe que le nom de l’église va être changé, puisque saint Alexandre Nevski a été supprimé de son calendrier, comme représentant du colonialisme russe. (Mais ils ne peuvent rien contre la vérité historique qu’Alexandre Nevski était prince de Kiev…) Les peintures murales et les icônes qui le représentent et représentent d’autres saint « russes » seront enlevées.

Cette église construite à la fin du XIXe siècle (comme chapelle de l’hôpital militaire) fut rendue à l’Eglise orthodoxe au début des années 2000. C’était une ruine. Ce sont les fidèles qui l’ont restaurée. Ces mêmes fidèles qui sont aujourd’hui dépossédés de leur église paroissiale par les bandits au pouvoir.

Il faut donc que la Russie reprenne Odessa.

Quand on a rendu l’église aux fidèles. Et ce qu’ils en ont fait : ce qu’on vient de leur voler, dans l’indifférence générale de donneurs de leçon européens.

Les Etats-Unis et l’Europe attaquent la Russie

Lundi, une usine de semiconducteurs a été détruite par une frappe ukrainienne à Voronej. Le lendemain certains analystes ont conclu qu’il s’agissait de missiles Storm Shadow. Mais il s’avère qu’il s’agit de missiles américains AGM-188 « Rusty Dagger », destinés ouvertement à l’Ukraine, mais qui ne sont pas encore commercialisés. Il s’agissait donc d’un essai, d’un test, avant la livraison en masse de ces missiles (payés par les dons et les « prêts » européens).

Réaction de Vladimir Poutine ;

Quand il s’agit de l’utilisation d’armes de longue portée et de haute précision de production occidentale, c’est une tout autre histoire. J’en ai déjà parlé, et tout expert, tant ici qu’en Occident, confirmera que l’armée ukrainienne n’est pas capable de frapper avec de tels systèmes. Elle ne peut pas le faire. Cela n’est possible qu’en utilisant des données de satellites que l’Ukraine n’a pas. Ces données ne peuvent venir que des satellites américains ou de l’OTAN. Première chose. La deuxième, et très importante, peut-être la clé, est que seul le personnel militaire de l’OTAN peut livrer des missions de vol dans ces systèmes de missiles. Les soldats ukrainiens ne peuvent pas faire cela. Donc la question n’est pas à propos de permettre ou non à l’Ukraine de frapper la Russie avec de telles armes, elle est d’accepter ou non la décision des pays de l’OTAN de participer directement au conflit militaire. Si cela est accepté, cela ne signifie rien d’autre que la participation directe des Etats-Unis et des pays européens dans la guerre en Ukraine : leur implication directe. Et cela change significativement l’essence même des choses. Cela signifie que les pays de l’OTAN, les Etats-Unis et les nations européennes sont en train de se battre contre la Russie. Et si c’est le cas…

Chevtchouk : les Polonais, céléruss !

Le chef de l’Eglise grecque-catholique ukrainienne Sviatoslav Chevtchouk affirme que ce sont les Russes qui sont responsables de la brouille entre l’Ukraine et la Pologne :

« La Russie veut rouvrir les vieilles blessures en Europe que Jean-Paul II avait tenté de panser : entre Allemands et Français, entre Polonais et Allemands, entre Ukrainiens et Polonais… Aujourd’hui, elle veut à nouveau nous diviser tous. Nous savons qu’aujourd’hui, la Russie finance tous les partis ultranationalistes en Europe. C’est pourquoi, lorsque quelqu’un nous tente avec des idées d’égoïsme national, des idées de nationalisme radical, nous savons qui a payé pour cela. »

Magnifique déclaration, quand on sait que cette Eglise est celle de Bandera et de la division SS Galicie, dont les vétérans sont enterrés avec toute la pompe liturgique, uniformes nazis et drapeaux en prime. Et c’est le chef d’une des organisations les plus ultranationalistes ukrainiennes qui dénonce l’égoïsme national… chez les autres.

Le 21 juin, il affirmait que la polémique entre la Pologne et l’Ukraine n’est pas due aux faits, mais aux mythes politiques qui les entourent et ont été façonnés en Pologne. Car « il y a eu des crimes et des victimes des deux côtés ». Sic. Chez nous on appelle cela du négationnisme et c’est condamné par la loi. Mais en Ukraine c’est l’idéologie officielle.

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Le journal polonais Mysl Polska a publié un article où l’on peut lire :

« Au lieu de préparer l’armée polonaise à une guerre mythique contre la Russie, préparons-la à une guerre bien probable contre l’Ukraine. (…) Puisque, contre notre gré, l’Ukraine a choisi de devenir notre ennemie, nous devons nous préparer à une agression de la part de ce pays. L’actuelle guerre en Ukraine prendra fin tôt ou tard. Au-delà de notre frontière sud-est, nous aurons toujours affaire à des gouvernements oligarchiques corrompus, de mèche avec les groupes d’intérêt les plus obscurs de la planète. À leur service se trouvera une armée vaste, bien équipée et aguerrie, composée de soldats largement déshumanisés et démoralisés. Dans ce contexte, il est fort probable que l’Ukraine cherche un nouvel ennemi. La cible évidente sera la Pologne. »

Bilan

Jusqu’ici l’armée israélienne a tué plus de 4.000 personnes au sud du Liban, et détruit plus de 11.000 maisons.

Bien sûr ce sont seulement des terroristes. Surtout les enfants.

De Starmer à Burnham

Keir Starmer est donc démissionnaire. Ce n’est pas une surprise. Il sera remplacé par Andy Burnham. Ce ne sera pas non plus une surprise. Après la défaite des travaillistes aux récentes élections locales, les regards des mêmes travaillistes se sont tournés vers Andy Burnham pour remplacer Starmer. Mais Burnham n’était plus député depuis 2017 : il était devenu maire du Grand Manchester. Pour être Premier ministre il doit être député. Donc l’un des députés travaillistes du Grand Manchester a démissionné, et Andy Burnham a été élu député le 18 juin…

Non seulement il n’y a aucune amélioration à attendre, mais Andy Burnham est pire que Keir Starmer : il se veut socialiste pur et dur, anti-nationaliste pour le Royaume-Uni mais nationaliste russophobe pour l’Ukraine. En avril dernier il recevait à Manchester les maires de Lvov et de Boutcha…

Hier, l’édition dominicale du Times a publié un article surréaliste :

Comment l’Église catholique a façonné Andy Burnham

Le catholicisme a marqué de son empreinte le foyer, l’école et les rues où le nouveau député a grandi. Il a forgé la vision que cet ancien enfant de chœur emportera avec lui à Downing Street.

Mais peut-être est-il temps d’admettre que c’est ça maintenant le catholicisme…

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Addendum

En 2015, quand il avait tenté de prendre la tête du parti travailliste, il avait dit que s’il était choisi son premier voyage à l’étranger serait en Israël.